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Bac sous écoute ! « oreillettes Espion », cette technologie qui fait trembler les examens nationaux

À peine les épreuves lancées, une guerre de l’ombre s’intensifie dans les salles d’examen. Tandis que les autorités tunisiennes multiplient brouillages et coupures d’Internet, des candidats transformés en agents secrets glissent dans leurs tympans des aimants de 3 mm. Plongée dans un marché parallèle ultra technologique où l’intelligence artificielle devient la nouvelle complice de la triche.

Le bras de fer high-tech des couloirs du bac

 À peine les épreuves commencées, des filières de triche entrent en action . La preuve ? Récemment, à Sousse, Kasserine, Manouba et Gafsa, des coups de filet ont permis de démanteler des filières spécialisées dans la triche au baccalauréat. Plusieurs individus, dont des candidats équipés de matériel de pointe, ont été interpellés. Sur les réseaux sociaux, des groupes comme « Kit Bac 2026 » fédèrent déjà des milliers de membres, échangeant astuces et dispositifs pour contourner les contrôles – et ce, malgré des perturbations massives et la coupure totale d’Internet pendant les horaires d’épreuves. Comptez entre 36 et 100 dollars (100 à 300 dinars tunisiens) pour s’offrir cette longueur d’avance interdite

« Nano V4 » : quand l’induction magnétique entre en scène

Au cœur de cette fraude 2.0 trône l’oreillette Nano, plus petit modèle au monde avec ses 3 mm de diamètre. Sa particularité ? Aucun circuit électrique interne, grâce à la technologie de l’induction électromagnétique. Pas de risque de surchauffe, donc, et une discrétion absolue.

Le système fonctionne en duo :

– Un collier inducteur Bluetooth caché sous les vêtements, relié au smartphone.

– Un aimant intra-auriculaire placé au fond du conduit auditif, qui vibre sous l’effet de l’onde pour produire un son inaudible pour l’entourage.

Microphone intégré et bouton SOS permettent au candidat de dialoguer avec un complice extérieur, sans limite de distance.

Le rituel d’insertion : une opération chirurgicale

Pour que l’engin devienne indétectable, la pose obéit à un protocole quasi médical. Le candidat incline la tête à 90°, oreille visée vers le haut, et laisse tomber l’aimant. Quelques mouvements circulaires, une sensation de « goutte d’eau contre le tympan »… et l’oreillette est parfaitement calée. Si elle tombe au moindre mouvement, on recommence.

Extraction sous haute tension

Retirer la Nano exige un outil spécifique : une barre aimantée. En approchant l’aimant de l’entrée du conduit, on « pêche » le dispositif. D’autres modèles, comme la Vip Pro SuperMini, utilisent un fil de nylon pour un retrait à la pince à épiler.

L’IA, nouvelle recrue des tricheurs

Pire que l’induction : l’intelligence artificielle. Depuis un smartphone dissimulé, les fraudeurs génèrent réponses ou résumés de cours en temps réel, directement murmurés à l’oreille par l’aimant.

Entre innovation technologique et préservation de l’équité des examens, la bataille est loin d’être tranchée !

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