Tunisie-Chine : la télédétection, un levier face aux défis climatiques
L’Institut supérieur des sciences et techniques des eaux de Gabès, en partenariat avec l’Institut des régions arides de Médenine et l’Académie des sciences de Chine, a organisé, mardi 29 septembre 2026, un atelier international intitulé « Télédétection des extrêmes climatiques et leurs impacts sur les terres, les écosystèmes et les ressources en eau ».
La rencontre s’est tenue à la salle des conférences de l’Université de Gabès. Le directeur de l’Institut supérieur des sciences et techniques des eaux de Gabès, Rachid Boukchina, a indiqué que cet atelier intervient dans un contexte marqué par de fortes fluctuations climatiques en Afrique et dans le bassin méditerranéen.
Il a souligné la nécessité de recourir aux nouvelles technologies et à la télédétection pour mieux comprendre ces phénomènes, limiter leurs risques et échanger les expériences avec des pays et des universités ayant réalisé des avancées significatives dans ce domaine.
De son côté, l’universitaire et chercheuse spécialisée en télédétection et en changement climatique, Malak Hanchari, a souligné que les changements climatiques, notamment les épisodes de sécheresse successifs, la dégradation des terres et la pression croissante sur les ressources en eau, constituent des défis transfrontaliers qui ne connaissent pas de frontières géographiques.
Elle a estimé que la mise en commun des expertises et l’échange de points de vue sont devenus indispensables pour élaborer des solutions communes et favoriser des avancées concrètes dans la recherche scientifique entre les différents pays.
Elle a également insisté sur l’importance de transformer les idées et les propositions en solutions pratiques et applicables, susceptibles d’avoir des retombées positives tangibles sur le terrain.
L’atelier a notamment été marqué par la participation d’universitaires et de responsables, ainsi que par deux conférences principales animées par des experts chinois.
Le professeur Jia-Hua Zhang, de l’Université de Qingdao, a présenté une communication sur « Les changements de couverture des terres et la sécheresse dans les écosystèmes terrestres africains ».
Pour sa part, le professeur Feng Mei Yao, de l’Académie chinoise des sciences, a consacré sa conférence aux « Effets d’un printemps climatique anormal et ses conséquences sur les écosystèmes sous l’effet d’une sécheresse estivale extrême ».

