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L’UE électrifie son auto mais perd 104 000 emplois en deux ans

L’électrification devait transformer l’industrie automobile européenne, mais la mutation sociale s’annonce autrement plus brutale. Chez les équipementiers, 104 000 suppressions de postes ont été annoncées en seulement deux ans, tandis que les nouvelles embauches restent très minoritaires. Allemagne, France, Royaume-Uni : les restructurations se multiplient. Derrière les fermetures et les départs volontaires apparaît surtout une inquiétude plus profonde : les emplois de demain ne remplaceront pas automatiquement ceux qui disparaissent aujourd’hui.

Les prévisions indiquent moins de moteurs thermiques, mais davantage de batteries, de logiciels et d’électronique, donc de nouveaux métiers. L’industrie européenne électrifie ses modèles tout en produisant moins de voitures qu’avant la pandémie, en subissant des coûts élevés et en affrontant une concurrence chinoise qui ne se limite plus au marché asiatique.

Selon l’association européenne des équipementiers, 54 000 suppressions de postes ont été annoncées en 2024, puis 50 000 supplémentaires en 2025, soit 104 000 sur deux ans. En parallèle, seulement 7 000 créations de postes ont été annoncées par le secteur en 2025. À cela s’ajoute un marché industriel qui n’a toujours pas retrouvé sa taille d’avant-Covid

Selon les professionnels du secteur, la production automobile de l’Union européenne en 2025 est diminuée d’environ 20 % par rapport à son niveau de 2019, ce qui représente quelque 3,1 millions de véhicules manquants. Pourtant, la fabrication européenne de véhicules électriques a progressé de 23 % en un an, à environ 3,3 millions d’unités. L’électrique monte donc en puissance à l’intérieur d’une industrie dont le volume global reste nettement contracté ».

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