Economie

FMI : croissance MENA limitée à 1,1 % en 2026 sous le poids des tensions

Le Fonds monétaire international (FMI) table sur un net ralentissement de la croissance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) en 2026, selon les projections d’avril de son rapport World Economic Outlook. La région pâtit d’un environnement mondial fragile et de tensions géopolitiques persistantes.

L’institution de Washington estime que la progression du PIB réel de l’ensemble régional n’atteindra qu’environ 1,1 % cette année, un niveau faible qui marque une révision substantielle à la baisse. Ce chiffre illustre l’impact conjugué des incertitudes géopolitiques, du ralentissement planétaire et de déséquilibres internes toujours présents.

Le FMI souligne de fortes disparités au sein de la région entre les pays exportateurs de pétrole et ceux qui en importent, ces derniers se révélant plus exposés aux chocs extérieurs.

Dans le monde arabe, les perspectives demeurent globalement modérées. Les États du Golfe devraient enregistrer une croissance positive mais en décélération, tandis que les économies plus diversifiées affichent des taux compris entre 2 % et 3 %, selon leur structure et leur degré de stabilité macroéconomique.

Pour la Tunisie, le FMI prévoit une hausse du PIB réel d’environ 2,1 % en 2026, après 2,5 % en 2025. Cette progression, bien que limitée, reste stable, soutenue par les secteurs de l’agriculture, des services et du tourisme. Néanmoins, l’économie tunisienne continue de pâtir de plusieurs freins : faiblesse de l’investissement, pressions inflationnistes et déséquilibres financiers. À partir de 2027, le FMI anticipe un repli du taux de croissance tunisien à 1,5 %.

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