Economie

Cuivre : la Chine et les tensions d’offre portent les cours à des niveaux historiques

Le cuivre continue d’évoluer à des niveaux historiquement élevés. Lundi 21 septembre, le métal rouge a progressé sur le London Metal Exchange (LME), soutenu notamment par les attentes d’une reprise de la demande chinoise et par les tensions qui persistent sur l’offre mondiale.

Le contrat à trois mois s’est établi à 14 654 dollars la tonne, en hausse de 0,9 %, après avoir atteint 14 710,5 dollars. Le métal reste ainsi proche de son record historique de 14 875 dollars la tonne, enregistré le 10 septembre.

Cette progression intervient après quatre séances consécutives de hausse, dans un marché toujours marqué par une disponibilité limitée du métal. Vendredi 18 septembre, le cuivre avait déjà terminé à 14 521 dollars la tonne, après un pic à 14 572,5 dollars.

Les tensions se déplacent vers l’offre

La production mondiale de cuivre extrait des mines a reculé de 1,1 % au premier semestre 2026, tandis que celle de concentrés a diminué de 2,6 %, selon des données préliminaires de l’International Copper Study Group citées par LME Insight.

Plusieurs perturbations dans de grands pays producteurs ont contribué à resserrer le marché. Cette contrainte intervient alors que les besoins en cuivre continuent de progresser, notamment avec le développement des réseaux électriques, des infrastructures énergétiques, des véhicules électriques et des centres de données.

Le métal rouge occupe en effet une place centrale dans les infrastructures liées à l’électrification. La demande associée aux centres de données et à l’intelligence artificielle ne se limite pas aux équipements informatiques : elle concerne également les réseaux, les transformateurs et les infrastructures nécessaires à leur alimentation électrique.

La Chine reste au cœur du marché

Du côté de la demande, les investisseurs surveillent particulièrement la Chine, premier consommateur mondial de cuivre. Les anticipations d’une accélération saisonnière de la consommation chinoise soutiennent actuellement les achats sur le marché.

Le marché physique montre également des signes de tension. La prime de Yangshan, indicateur de la demande chinoise de cuivre importé, avait fortement progressé en septembre, atteignant la semaine dernière son niveau le plus élevé depuis près de quatre ans.

Parallèlement, la politique commerciale américaine constitue un autre facteur important pour le marché. Les anticipations de nouveaux droits de douane sur le cuivre raffiné ont entraîné une forte réorientation des flux vers les États-Unis, contribuant à réduire la disponibilité du métal sur d’autres marchés.

Ces éléments avaient déjà poussé le cuivre à des records en janvier, lorsqu’il avait brièvement dépassé 14 500 dollars la tonne à Londres. Le mouvement avait alors été alimenté par les achats spéculatifs, les perspectives de demande liées aux infrastructures électriques et aux centres de données, ainsi que par les inquiétudes géopolitiques.

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