France-Taxi électrique : la prime surprise du gouvernement arrive le 1er septembre
Le gouvernement accélère la transition énergétique du secteur du taxi. À compter du 1er septembre 2026, et contrairement au calendrier initial qui prévoyait un lancement en octobre, les professionnels du transport à la demande pourront solliciter une enveloppe dédiée à l’acquisition de véhicules électriques neufs. Une mesure très attendue par une profession confrontée à des kilométrages élevés, où la réduction du coût à l’usage est un enjeu économique majeur.
Le ministère de la Transition écologique a dévoilé les contours de cette prime spécifique, dont le montant indicatif est fixé à 3 500 euros. Ce socle peut toutefois être porté jusqu’à 5 500 euros sous réserve que le véhicule commandé et sa batterie soient intégralement assemblés au sein de l’espace économique européen. Les autorités précisent toutefois que ces sommes, adossées au mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), sont susceptibles de fluctuer en fonction des négociations commerciales entre les financeurs et les constructeurs automobiles.
Pour être éligible, le modèle choisi devra répondre à un cahier des charges rigoureux : véhicule neuf, 100 % électrique, affichant un poids inférieur à 2,4 tonnes et un prix d’achat (hors options) plafonné à 65 000 euros. Ce seuil, volontairement plus élevé que celui consenti aux particuliers, vise à ne pas pénaliser les artisans et sociétés qui nécessitent des modèles robustes et spacieux pour exercer leur activité. Les dossiers de demande devront impérativement être accompagnés de l’autorisation de stationnement, de la facture d’installation du taximètre et d’une carte grise revêtue de la mention « taxi ».
Les professionnels devront faire preuve de réactivité. La fenêtre de tir est en effet particulièrement restreinte : seules les commandes fermes passées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026 seront éligibles à cette aide exceptionnelle.
Des dispositifs parallèles pour les ménages
En parallèle, le gouvernement maintient son soutien aux particuliers à travers la prime « Coup de pouce véhicules particuliers électriques », qui se substitue désormais au bonus écologique. Pour l’exercice 2026, cette aide est calibrée selon les ressources du foyer :
- 5 700 euros pour les ménages en situation de précarité,
- 4 700 euros pour les ménages modestes,
- 3 500 euros pour les foyers aux revenus standards.
À ces montants s’ajoute un bonus complémentaire, oscillant entre 1 200 et 2 000 euros, pour l’acquisition de modèles dont la batterie et l’assemblage final sont réalisés en Europe. Le prix du véhicule neuf est, dans ce cadre, plafonné à 47 000 euros.
Par ailleurs, le leasing social est reconduit pour l’année 2026. Ouvert depuis le 16 juillet aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part n’excède pas 16 880 euros et qui parcourent de longs trajets dans le cadre de leur emploi, il permet de louer un véhicule électrique sans apport initial, pour une durée minimale de trois ans, avec un loyer mensuel plafonné à 200 euros (hors assurances, options et prestations annexes). Ce dispositif n’est pas cumulable avec les autres aides issues du dispositif des CEE, notamment la prime « Coup de pouce ».

