Economie

FMI, Banque mondiale, PAM : le pire reste à venir pour l’alimentation mondiale

    Les dirigeants du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et du Programme alimentaire mondial tirent la sonnette d’alarme. Selon leur déclaration conjointe, la directrice du FMI, le président de la Banque mondiale et la directrice exécutive du PAM mettent en garde contre les lourdes conséquences économiques et alimentaires de la guerre qui ravage le Moyen-Orient.

    Selon leur analyse, ce conflit engendre l’une des plus violentes secousses sur les marchés mondiaux de l’énergie depuis des décennies. Les cours du pétrole, du gaz naturel et des engrais s’emballent, sous l’effet conjugué des craintes d’approvisionnement et des perturbations logistiques déjà visibles. Ce choc énergétique, préviennent-ils, ne manquera pas de se répercuter sur les prix des denrées alimentaires, provoquant une aggravation généralisée de l’insécurité alimentaire sur la planète.

    Les trois organisations pointent tout particulièrement la vulnérabilité des pays à faible revenu et fortement tributaires des importations. Souvent déjà asphyxiés par un endettement record et des marges de manœuvre budgétaires quasi inexistantes, ces États risquent d’être les premières victimes de la tourmente. Leur capacité à protéger leurs populations les plus fragiles via des filets sociaux ou des subventions d’urgence s’en trouvera sévèrement réduite, ce qui pourrait déstabiliser davantage des équilibres sociaux et économiques déjà précaires.

    Face à cette menace systémique, le FMI, la Banque mondiale et le PAM affirment leur détermination à agir de concert. Ils s’engagent à coordonner leurs interventions et à déployer leurs ressources financières et humanitaires pour préserver les populations les plus exposées et jeter les bases d’une reprise économique durable. Les prochaines semaines diront si cette mobilisation trilatérale parviendra à endiguer une crise aux ramifications mondiales.

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