Economie

Tunisie : record de médailles pour l’huile d’olive vierge extra et bond des exportations

La Tunisie renforce sa place parmi les nations phares de l’huile d’olive vierge extra. À l’occasion du concours international européen de l’huile d’olive (EIOOC), qui s’est tenu à Genève du 14 au 16 avril 2026, pas moins de 70 marques tunisiennes ont été récompensées. Le pays a décroché 49 médailles d’or et 7 médailles d’argent dans la catégorie « qualité », auxquelles s’ajoutent 12 distinctions dans la catégorie « santé ».

Cette moisson de prix intervient alors que les exportations d’huile d’olive conditionnée connaissent une forte accélération. Selon les chiffres du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, leur valeur a grimpé de 69 % à la fin mars 2026 par rapport à la même période de l’année antérieure, atteignant 340 millions de dinars. Sur le seul premier trimestre, les volumes exportés ont dépassé 20 000 tonnes, soit une progression de 95 % en un an.

Côté débouchés, le classement des principaux importateurs d’huile d’olive tunisienne est dominé par la Jordanie, qui capte 33 % des expéditions. Viennent ensuite le Canada (26 %), les États-Unis (23 %), le Royaume-Uni (4 %), l’Arabie saoudite (4 %) et le Brésil (3 %).

Lors d’une déclaration médiatique, le vendredi 24 avril 2026, Bilal Bellaj, universitaire et consultant auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a plaidé pour tirer parti de cette reconnaissance internationale afin de mieux commercialiser l’huile d’olive tunisienne et d’accroître la rentabilité de la filière. Il a rappelé que toutes les régions du pays possèdent un potentiel avéré pour produire une huile de haute qualité, compétitive au niveau mondial.

Dans cette optique, l’expert a préconisé l’élaboration d’une stratégie nationale dédiée à l’huile d’olive conditionnée, notamment en facilitant les opérations d’exportation et en renforçant la présence des entreprises privées sur les marchés internationaux. Il a également souligné l’importance de lever les freins structurels pesant sur le secteur, afin d’assurer une croissance durable des exportations et un accès pérenne aux marchés étrangers.

Fort de ces distinctions et de la nette amélioration de ses ventes à l’étranger, le secteur oléicole tunisien semble désormais en mesure de passer à un niveau supérieur – à condition que ces performances se traduisent par un avantage compétitif durable sur la scène mondiale.

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