Le pétrole en repli après l’accord de l’OPEP+ sur une nouvelle hausse des quotas
Les prix du brut ont entamé la semaine sur une tendance baissière, ce lundi 6 juillet, les marchés intégrant la décision de l’OPEP+ d’assouplir encore ses coupes volontaires dès le mois d’août, couplée à une normalisation progressive des flux physiques.
Vers l’ouverture des échanges européens, le baril de Brent de la mer du Nord abandonnait environ 1,4 %, s’établissant à 71,10 dollars, tandis que son homologue américain, le West Texas Intermediate (WTI), cédait 1,2 % à 67,89 dollars.
Ce mouvement de prudence fait suite à l’annonce, par l’alliance élargie, d’un relèvement de ses plafonds de production de 188 000 barils quotidiens à compter d’août. Il s’agit du cinquième ajustement mensuel consécutif depuis le début du processus de restauration progressive des volumes qui avaient été retirés du marché pendant la crise.
Par ailleurs, les opérateurs prennent acte du retour à la normale des cargaisons empruntant le détroit d’Ormuz, après les difficultés logistiques observées ces dernières semaines. Cette fluidité retrouvée, alliée à l’accélération des envois en provenance des pays du Golfe et de Russie, renforce les prévisions d’une offre mondiale plus étoffée, ce qui pèse mécaniquement sur les prix.
Les investisseurs demeurent néanmoins à l’affût des signaux concernant la vigueur de la consommation mondiale, alors que les incertitudes persistent sur la trajectoire de la croissance, en particulier en Chine, premier importateur planétaire de pétrole. Dans ce climat, les perspectives d’un approvisionnement plus généreux devraient, à brève échéance, cantonner les velléités de rebond des cours.

