La généralisation de la facturation électronique dans les marchés
Le déploiement de la facturation électronique dans les circuits de distribution des produits agricoles se confirme comme un levier stratégique pour renforcer la traçabilité et la transparence des échanges. Ce dispositif, qui couvre désormais plusieurs marchés pilotes, permet non seulement de suivre le parcours des denrées, mais aussi d’alimenter une base de données fiable, propice à l’amélioration des rendements de l’ensemble des opérateurs impliqués.
Pour le ministère du Commerce et du Développement des Exportations, l’élargissement de cette initiative à l’échelle du territoire y compris les marchés municipaux et l’accélération de son calendrier de mise en œuvre imposent une mobilisation collective. L’adhésion pleine et entière de toutes les parties prenantes est jugée indispensable pour atteindre cet objectif d’envergure.
À l’issue d’une réunion de travail consacrée à l’accélération de cette généralisation dans les marchés de gros, plusieurs avancées concrètes ont été annoncées. L’installation du système informatique est prévue dans 13 marchés de gros, dont cinq revêtent un intérêt national. La Société Tunisienne des Marchés de Gros poursuivra cette montée en puissance selon un échéancier défini, tout en veillant à organiser des sessions de formation à l’attention de l’ensemble des acteurs concernés.
Les premiers retours font état de résultats encourageants dans les marchés de fruits et légumes des municipalités de Gabès, Sousse, Béja, Sfax, Kairouan, Moknine et Bizerte. Ces expériences positives ouvrent la voie à une extension progressive à l’ensemble des marchés de gros, mais également aux marchés municipaux et à ceux des ports de pêche maritime.
Toutefois, plusieurs obstacles freinent encore l’achèvement de ce processus. Parmi les difficultés récurrentes figurent l’harmonisation des taxes, l’adaptation du cadre législatif, l’organisation des procédures d’accès, ainsi que la clarification des rôles respectifs des différents intervenants. Les autorités appellent à une approche participative pour trouver des solutions adaptées et garantir une mise en œuvre plus rapide.
Par ailleurs, un projet de plateforme numérique nationale unifiée, porté par la société des marchés de gros et couvrant l’ensemble de la chaîne allant de la production à la consommation, est présenté comme un outil structurant. Ce projet ambitionne d’instaurer un système intégré de traçabilité des produits agricoles, en définissant précisément les missions de chaque structure, en introduisant une carte à puce pour les fournisseurs, et en contribuant à la sécurité alimentaire ainsi qu’au développement durable.
De son côté, le ministère du Commerce et du Développement des Exportations poursuit ses efforts pour concilier les points de vue des divers acteurs et arrêter les spécifications techniques et juridiques définitives, gages de la viabilité et de la réussite de cette généralisation de la facturation électronique.

