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Fonds détournés : Kaïs Saïed réaffirme la fermeté de l’État

Le Président de la République, Kaïs Saied, a reçu hier mercredi 5 août, au Palais de Carthage, M. Ali Abbas, président de la Commission nationale de conciliation pénale. Cette rencontre a permis de passer en revue l’état d’avancement des travaux de la commission ainsi que l’examen des dossiers soumis par les personnes ayant opté pour une conciliation sincère, loin de toute duperie ou tergiversation.

À cette occasion, le Chef de l’État a rappelé la genèse de l’idée de la conciliation pénale, qu’il avait proposée dès 2012, en opposition aux accords suspects conclus au grand jour ou, le plus souvent, à l’abri des regards et sous le couvert de l’obscurité.

Le Président de la République a souligné l’impérieuse nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, en s’affranchissant des dédales procéduraux que certains cherchent à exploiter non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais dans le but de faire traîner les affaires en longueur ou de s’adonner à un chantage déguisé

Il a également réaffirmé que le droit de l’État à recouvrer les deniers du peuple tunisien ne saurait faire l’objet ni de prescription ni de compromission avec les vestiges de l’ancien système, lesquels se sont infiltrés au sein de plusieurs institutions et ne saurait, à leur tour, échapper à la reddition des comptes.

Le Président de la République a tenu à préciser que l’État tunisien ne vise nullement à assouvir un quelconque esprit de vengeance, ni à maintenir les personnes concernées en détention ou en fuite à l’étranger, mais aspire exclusivement à restituer les droits légitimes et les deniers du peuple tunisien. À ce titre, ni la fuite ne saurait sauver les coupables, ni les fonds dispendieusement injectés par des cercles connus ne leur seront d’aucun secours ni d’aucun intercesseur.

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