Éclipse solaire: jusqu’à 59 % du Soleil occulté en Tunisie
Un spectacle céleste est attendu en Tunisie en fin de journée ce mercredi 12 août 2026, avec une éclipse partielle du Soleil visible depuis l’ensemble du territoire. Selon les données communiquées par l’Institut national de la météorologie (INM), le phénomène est toutefois de courte durée, car il intervient peu avant le coucher de l’astre.
Dans la capitale tunisienne, les premiers signes de l’éclipse apparaissent aux alentours de 18h41. Le maximum de l’occultation, moment où la Lune cache la plus grande partie du disque solaire, est prévu vers 19h11. Quelques minutes plus tard, le Soleil disparaît derrière l’horizon, réduisant considérablement la fenêtre d’observation pour les curieux.
Le nord-ouest du pays profite des conditions les plus favorables. À Tabarka, près de 59 % de la surface solaire est masquée, contre environ 46 % dans la région de Tunis et 30 % aux alentours de Sfax. Une disparité géographique marquée, qui rend l’expérience très différente selon l’endroit où l’on se trouve.
Pour espérer voir l’éclipse, une condition essentielle s’impose : disposer d’un horizon parfaitement dégagé vers l’ouest. Le Soleil, déjà très bas sur la ligne d’horizon, peut en effet être facilement occulté par un immeuble, une colline ou même un voile nuageux. Les amateurs doivent donc choisir leur poste d’observation avec soin.
La Tunisie, précise-t-on du côté de l’INM, ne se situe pas sur la trajectoire de la totalité. Aucune disparition complète du Soleil derrière la Lune n’est observable depuis le pays. En revanche, à l’échelle planétaire, la Nasa confirme que le phénomène revêt un caractère total dans une bande étroite englobant le Groenland, l’Islande, le nord de la Russie, l’Espagne et une partie du Portugal.
Prudence impérative : des filtres spéciaux obligatoires
Même lorsque le Soleil est en grande partie occulté et frôle l’horizon, son observation directe reste dangereuse pour la rétine. Les lunettes de soleil ordinaires, même très sombres, ne constituent en aucun cas une protection suffisante. Seuls des verres filtrants spécialement conçus pour l’observation des éclipses, conformes à la norme ISO 12312-2, permettent une visibilité sans risque.
La Nasa met en garde, par ailleurs, contre l’utilisation de jumelles, de télescopes ou d’appareils photo dépourvus d’un filtre solaire adapté placé à l’avant de l’optique. Dans ce cas, des lunettes d’éclipse portées en complément ne suffisent pas à protéger l’œil du rayonnement concentré par l’instrument.

