« Du plomb dans les cartes, de l’aluminium dans les disques durs » + (vidéo)
Dans une déclaration accordée à l’Echo Tunisien sur la gestion des déchets électriques et électroniques, Amel Guenoubi Cheffe du département Recyclage et Valorisation à l’Agence nationale de gestion des déchets explique : « L’ANGed est actuellement en train d’élaborer un décret d’application, indispensable pour prendre en compte les spécificités de chaque type de déchet. »
Elle précise ensuite la répartition des gisements : « Les ménages constituent la principale source de ces déchets, avec environ 46 % du gisement total. On en trouve également chez les distributeurs et les réparateurs, notamment sous forme de pièces défectueuses. Quant à l’approvisionnement de ce centre, il provient essentiellement des établissements publics et privés, qui représentent notre source principale. »
Mme Guenoubi souligne par ailleurs le cadre réglementaire : « La gestion de ces déchets, classés comme dangereux, est soumise à une autorisation délivrée par le ministre chargé de l’Environnement. Actuellement, onze sociétés sont autorisées à prendre en charge les DEEE, avec une capacité moyenne de 30 000 tonnes par an. Ce centre fait partie de ces onze installations agréées : l’exploitant a signé une convention et obtenu son autorisation en 2016, valable pour cinq ans et renouvelable. »

Elle ajoute : « Nous participons également à un projet soutenu par l’Union européenne, intitulé « WEEEVALUE », qui vise à favoriser le traitement et la valorisation des équipements électriques et électroniques dans une logique d’économie circulaire. Ce projet associe plusieurs partenaires, dont la Grèce. »
Amel Guenoubi conclut en détaillant les actions de sensibilisation et le volet technique : « Nos actions incluent des campagnes de sensibilisation dans les écoles. Sur le plan technique, nous traitons ici les écrans, les cartes électroniques – qui contiennent du plomb – ainsi que les disques durs, afin de recycler l’aluminium. »

