Gaz européen : 70 % de réserves, contre 82 % l’an dernier
Les stocks européens de gaz se situent désormais à 70 %, contre 82 % à la même période l’année dernière. C’est ce que révèlent les inventaires agrégés par la plateforme Gas Infrastructure Europe (GIE), publiés mercredi le 23 septembre.
Derrière ce niveau global, les situations nationales divergent fortement. La France affiche des réserves déjà reconstituées à près de 81 %. L’Allemagne, elle, est à la traîne : seulement 57 % de ses stocks sont remplis, selon les données de cette association qui représente les intérêts des opérateurs européens d’infrastructures gazières actifs dans le transport, le stockage et la regazéification du gaz naturel liquéfié (GNL).
Cette année, les réserves ont tardé à se reconstituer. En parallèle, les prix européens du gaz sont très élevés : ils ont plus que doublé depuis fin février 2026, pour atteindre plus de 73 euros le MWh ce mercredi. Cette situation est notamment liée au conflit au Moyen-Orient, qui perturbe les approvisionnements.
Une grande partie du GNL venant du Qatar passe en principe par le détroit d’Ormuz. Mais celui-ci est quasi verrouillé depuis le début du conflit avec l’Iran, le 28 février dernier, relève la même source.
Depuis 2022, les États membres de l’Union européenne étaient tenus de remplir au moins 90 % de leurs réserves de gaz avant le 1er novembre de chaque année. Désormais, le niveau de 90 % doit être atteint au plus tard pour le 1er décembre.
Le nouveau règlement européen prévoit toutefois des flexibilités en cas de conditions de marché difficiles ou de contraintes techniques. Les réserves de gaz européennes couvrent environ 30 % de la consommation hivernale.

