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Wael Chouchane à Ifriqiya Energy Hub 2026 : « L’énergie est un pilier de souveraineté »

M. Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, a présidé ce mercredi 23 septembre 2026 à Tunis l’ouverture des travaux de la deuxième édition d’Ifriqiya Energy Hub 2026. Placé sous le thème « Leadership et coopération pour un avenir sûr et durable », cet événement rassemble les acteurs majeurs du secteur énergétique continental et international.

La cérémonie d’ouverture a enregistré la participation de personnalités de premier plan, notamment M. Olivier Houzé, ancien président de la Society of Petroleum Engineers (SPE), M. Nafaa Baccari, directeur général de l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME), Mme Rania Marzouki, chargée de la gestion de la Direction Générale des Hydrocarbures et de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP), ainsi que M. Hichem Ben Mansour, président de l’Association des Professionnels de l’Énergie (TENS), aux côtés d’un parterre d’experts et de décideurs.

Dans son allocution d’ouverture, Wael Chouchane a souligné que l’énergie constitue désormais un facteur essentiel de la souveraineté économique, de l’attractivité des investissements et de la compétitivité industrielle. Il a rappelé que les choix stratégiques opérés aujourd’hui en matière d’infrastructures, de diversification du mix énergétique et d’innovation technologique détermineront la capacité des économies à répondre à une demande croissante tout en maîtrisant les coûts de production.

Le secrétaire d’État a précisé que les hydrocarbures conservent un rôle clé dans le maintien des équilibres énergétiques. Toutefois, ce rôle s’articule de manière complémentaire avec le développement des énergies renouvelables, indispensables pour renforcer l’indépendance énergétique et optimiser les coûts de production d’électricité à moyen et long termes.

M. Chouchane a également insisté sur la centralité de l’efficacité énergétique, levier immédiat de réduction de la consommation, ainsi que sur l’apport des technologies émergentes — telles que la digitalisation, l’intelligence artificielle, les réseaux intelligents (smart grids) et les solutions de stockage — dans la modernisation de la gestion des infrastructures.

Face au déficit énergétique, la Tunisie s’est engagée dans une transformation progressive de son modèle énergétique. Cette stratégie repose sur l’essor des énergies renouvelables, la maîtrise de la demande, la montée en gamme du tissu industriel et la création d’emplois à forte valeur ajoutée à l’échelle régionale.

Au cours des dernières années, plusieurs centrales solaires ont été mises en service et de nouveaux projets ont été attribués, combinant investissements publics et privés dans les filières solaire et éolienne. Le secrétaire d’État a mis en avant l’importance de l’autoproduction d’électricité renouvelable, qui permet aux entreprises économiques d’alléger leurs factures énergétiques et de renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux.

L’accent a également été mis sur l’importance des partenariats régionaux et internationaux pour soutenir cette transition, que ce soit à travers le financement des infrastructures, le transfert de technologie ou le renforcement des compétences.

Saluant la coopération historique avec l’Algérie dans le domaine énergétique, M. Chouchane a souligné la dynamique nouvelle qui caractérise le partenariat avec l’Italie et l’Union européenne. L’illustration majeure de cette synergie réside dans le projet d’interconnexion électrique ELMED, qui reliera les réseaux tunisien et italien pour dynamiser les échanges énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

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