Tourisme: -25,7 % sur les réservations, le coup de frein qui inquiète
Selon les dernières données du baromètre L’Écho Touristique / Orchestra, référence pour suivre l’évolution des marchés émetteurs, les réservations vers la Tunisie ont montré des signes de faiblesse dès le début de l’été 2026. En mars, les ventes de séjours en provenance de plusieurs pays européens, dont la France – premier marché fournisseur de la destination – ont chuté de 25,7 % par rapport à mars 2025. La contraction s’est poursuivie en avril, avec un repli d’environ 10 %, confirmant un essoufflement progressif des intentions de voyage vers le pays.
Ce coup de frein survient alors que les professionnels du tourisme tunisien espéraient capitaliser sur la reprise amorcée en 2025. Les observateurs pointent, à l’instar de dépêches reprises par l’AFP et de médias spécialisés, un environnement international incertain ainsi qu’une plus grande sensibilité des clients aux coûts du transport aérien et de l’énergie.
Sur le terrain, à Djerba, l’une des zones les plus prisées, les acteurs locaux confirment le ralentissement des prises de réservation en ce début de saison. Des hôteliers, cités par plusieurs médias, indiquent que le flux quotidien de nouvelles réservations a quasiment diminué de moitié par rapport à la période antérieure aux récentes tensions géopolitiques, sans toutefois observer de vagues d’annulations.
Les professionnels soulignent par ailleurs l’impact de l’augmentation du prix des billets d’avion – entre 70 et 80 euros supplémentaires dans certains cas – qui détourne une partie de la clientèle vers d’autres rivaux méditerranéens.
Malgré ce ralentissement, la Tunisie conserve des perspectives solides pour la saison 2026, grâce à la diversité de son offre et à la reprise progressive de certains marchés européens. Les autorités touristiques, et notamment l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), surveillent attentivement l’évolution de la situation et parient sur une stabilisation des réservations dans les semaines à venir.
Dans un secteur très dépendant de la conjoncture mondiale, les acteurs restent prudents. Ils espèrent toutefois un rééquilibrage de la demande à l’approche du pic estival, période cruciale pour les recettes touristiques du pays.

