Céréales 2025-2026 : une hausse record de 20 millions de quintaux attendue
Selon une annonce récente du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la prochaine saison céréalière (2025-2026) s’annonce très encourageante. La production nationale devrait dépasser celle de l’exercice précédent, enregistrant un bond inédit d’environ 20 millions de quintaux.
Mme Rabiaa Ben Salah, directrice des grandes cultures à la Direction générale de la production agricole, a présenté ces prévisions lors d’une journée d’information dédiée à la campagne nationale de réglage des moissonneuses-batteuses ainsi qu’à la lutte contre les incendies. Elle a indiqué que les superficies récoltables sont évaluées à près de 950 000 hectares, pour un total semé de 991 000 hectares.
Ces performances attendues reposent sur des conditions climatiques jugées favorables, caractérisées par une distribution adaptée des précipitations et l’absence de périodes de sécheresse marquées. Cette conjoncture a soutenu la croissance végétale sur l’ensemble des zones productrices, en dépit de quelques dommages localisés, sans impact significatif sur les projections globales de la saison.
Mme Ben Salah a précisé que les surfaces consacrées aux céréales couvrent environ 971 000 hectares, soit 87 % du programme initial. L’essentiel de ces superficies se situe dans les gouvernorats du Nord (834 000 hectares), tandis que les régions du Centre et du Sud en regroupent 137 000 hectares. La répartition par culture est la suivante : blé dur (533 000 ha), orge (400 000 ha), blé tendre (49 000 ha) et triticale (9 000 ha).
Selon l’évaluation préliminaire de l’état des cultures, 70 % des superficies affichent un bon niveau, 25 % un état moyen, et 5 % une situation inférieure à la moyenne. Plusieurs zones font état de rendements élevés.
Par ailleurs, les zones irriguées, estimées à 74 000 hectares, n’ont pas nécessité d’apports hydriques intensifs grâce à l’abondance pluviométrique. Le taux de remplissage des barrages atteint 68 %, un niveau qualifié de « relativement confortable » et de nature à assurer la stabilité des prochaines cultures estivales.
Enfin, la responsable a signalé que certaines superficies semées ont subi des dégâts variables, principalement liés à des excès d’eau (engorgement) dans quelques secteurs, notamment dans les gouvernorats de Bizerte et Nabeul. Des chutes de grêle ponctuelles ont également touché des zones à Siliana, Le Kef et Kasserine, tandis que des pressions climatiques dues à la sécheresse ont été observées dans d’autres régions, comme le gouvernorat de Kairouan.

