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L’UTAP exige une revalorisation des prix des céréales face à la hausse des coûts de production

À l’issue de sa réunion périodique tenue le samedi 2 mai 2028, le Bureau exécutif élargi de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a officiellement demandé une augmentation des prix d’achat des céréales à la production. Dans un communiqué, l’organisation agricole justifie cette requête par l’envolée des charges de production et la flambée des cours mondiaux, indispensable selon elle pour assurer un minimum d’équilibre financier aux agriculteurs.

L’UTAP plaide pour une plus grande souplesse du « barème de réglage », alertant sur les risques liés à la pénurie d’ammonitrate, susceptible de dégrader la qualité des récoltes notamment en raison d’une hausse du taux de mitadinage. L’Union propose également de prolonger les délais de la « prime de livraison rapide » jusqu’à fin août pour l’orge, et jusqu’à fin septembre pour le blé dur et le blé tendre, en anticipation d’éventuels retards de moisson causés par l’humidité et des précipitations tardives.

En matière de protection des cultures, le Bureau exécutif appelle à renforcer le désherbage des abords routiers afin de prévenir les incendies. Il réclame aussi une intensification des campagnes de sécurité pour lutter contre le vol de bétail, un phénomène en progression dans plusieurs régions et qui pénalise lourdement les éleveurs.

Pour la pêche maritime, l’UTAP s’est dite vivement préoccupée par la détérioration des conditions socio-économiques des professionnels. L’organisation a exprimé son désaccord avec les approches unilatérales dans les processus décisionnels et l’exclusion des propositions émanant de la filière.

Elle réclame par ailleurs la mise en place d’une couverture sociale intégrale pour les pêcheurs marins, leur garantissant des pensions de retraite équitables, ainsi qu’une simplification des procédures administratives dont la complexité freine la viabilité de l’activité. En conclusion, le communiqué réaffirme la nécessité d’une approche participative globale, ancrée dans les réalités de terrain, pour renforcer d’une part la résilience du secteur agroalimentaire et assurer d’autre part la souveraineté alimentaire nationale.

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