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Tunisie – Italie : un nouvel accord-cadre pour l’emploi des jeunes tunisiens et la migration légale

Un pas de plus vers une coopération bilatérale structurée dans le domaine de l’emploi. La Tunisie et l’Italie ont officialisé, lundi le 13 avril 2026, un accord-cadre destiné à offrir de nouvelles opportunités professionnelles à la jeunesse tunisienne, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre des entreprises italiennes dans le cadre d’une migration régulière.

La cérémonie de signature s’est déroulée au siège du ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Trois institutions étaient parties prenantes : l’Agence italienne pour l’emploi « Umana », l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), et l’Agence tunisienne de formation professionnelle. Étaient présents le ministre Riadh Chaoued, l’ambassadeur d’Italie en Tunisie Alessandro Brunas, ainsi que plusieurs cadres ministériels et représentants de la diplomatie italienne.

Un accord quinquennal sans quota fixe

Selon M. Chaoued, cet accord, valable pour cinq ans, ne prévoit aucun plafond quantitatif en matière de recrutement. Les embauches dépendront exclusivement des besoins exprimés par les entreprises italiennes. Le mécanisme repose sur une chaîne de transmission : les sociétés italiennes communiquent leurs besoins à l’agence Umana, qui les transmet à l’ANETI. Celle-ci publie ensuite les offres sur son site internet. Les entretiens de recrutement, précise le ministre, se déroulent directement entre les candidats et les employeurs italiens.

Formation technique, linguistique et sécurité au travail

L’Agence tunisienne de formation professionnelle sera chargée de préparer les postulants. Cette préparation inclut une formation technique, des cours d’italien, ainsi qu’une sensibilisation aux normes de santé et de sécurité au travail, conformément aux exigences du marché italien.

Par ailleurs, un accord a été trouvé avec l’ambassade d’Italie pour accélérer les procédures dès la sélection des candidats. Les contrats seront soumis au contrôle de l’ANETI afin de garantir des conditions de travail et une rémunération décentes.

Secteurs concernés : priorité à l’agriculture et l’agroalimentaire

Les domaines d’activité ne sont pas figés et resteront ouverts en fonction des besoins des entreprises italiennes. Toutefois, une orientation initiale est donnée aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, sans exclusion d’autres branches. Le ministre a estimé que cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour la jeunesse tunisienne dans le cadre d’une migration organisée.

L’ambassadeur : un partenariat « privilégié »

L’ambassadeur Alessandro Brunas a qualifié de « privilégié » le partenariat entre les deux pays, notamment en matière de mobilité des personnes. Selon lui, la coopération dans l’emploi repose avant tout sur les compétences et répond à la fois aux aspirations des jeunes Tunisiens et aux besoins des entreprises italiennes. Il a souligné que l’agence Umana, reconnue sur le plan international, contribuera à renforcer l’adéquation entre l’offre de formation tunisienne et la demande des entreprises.

M. Brunas a rappelé que cet accord s’inscrit parmi les mécanismes déjà existants entre la Tunisie et l’Italie pour soutenir les filières d’immigration légale et élargir les opportunités d’emploi formel, au bénéfice des deux parties.

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