Phosphate : absence de programme clair, recours au privé… la CPG face à ses « difficultés structurelles »
Devant la commission des finances et du budget, réunie jeudi pour examiner un projet de loi relatif à un accord de prêt destiné à moderniser les lignes ferroviaires dédiées au transport du phosphate, Abdelkader El Amidi, directeur général de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), a livré un constat sans concession. Selon lui, plusieurs lignes de crédit obtenues ces dernières années n’ont pas été suivies d’effets tangibles en matière de réalisations.
Le responsable a pointé du doigt des difficultés structurelles qui entravent à la fois les systèmes de production et de transport au sein de l’entreprise. Il a notamment déploré l’absence, à ce jour, d’un programme clair et cohérent pour le renouvellement du parc de wagons destinés à l’acheminement du minerai. Cette situation, a-t-il expliqué, pénalise le rythme des expéditions et génère d’importantes contraintes logistiques.
En dépit d’une production qui a atteint environ 3,9 millions de tonnes en 2025, M. El Amidi a relevé que l’outil de production n’a pas fait l’objet d’un renouvellement effectif, ce qui limite les capacités d’extraction et freine l’amélioration de la rentabilité. Face à la vétusté du système de transport, la compagnie a dû recourir ponctuellement à des prestataires privés pour évacuer le minerai vers les laveries, en attendant l’entrée en service de la nouvelle laverie d’Oum El Khacheb.
À ce sujet, le directeur général a reconnu des difficultés et des retards dans l’exécution de ce projet structurant, tout en assurant que les travaux se poursuivent pour surmonter les obstacles rencontrés.

