Balance commerciale : le taux de couverture alimentaire bondit à 136,5 % grâce à l’huile d’olive
À la fin du mois de février 2026, la balance commerciale alimentaire de la Tunisie affiche un surplus de 489,7 millions de dinars (MD), en nette amélioration par rapport à la même période de l’année précédente, où l’excédent s’établissait à 391,1 MD. Cette progression se traduit également par un taux de couverture en hausse, passant de 129,9 % à 136,5 % en l’espace d’un an.
D’après les dernières statistiques publiées par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), cette dynamique favorable repose sur deux tendances majeures : une accélération des ventes à l’étranger de produits alimentaires, couplée à un allègement relatif de la facture d’importation pour certaines matières premières stratégiques.
Les exportations agroalimentaires ont ainsi progressé de 7,8 % pour atteindre 1 830,5 MD. Elles représentent désormais 16,9 % du total des exportations nationales. L’huile d’olive demeure le principal moteur de cette performance, avec des ventes qui bondissent de 24,3 % pour totaliser 1 252,3 MD. Ce seul produit pèse désormais plus des deux tiers (68,4 %) des exportations alimentaires du pays.
Côté importations, la valeur totale des achats alimentaires s’élève à 1 340,8 MD, en hausse modérée de 2,6 %. Cette relative stabilité masque toutefois des évolutions contrastées. Les approvisionnements en céréales accusent une baisse sensible de 19,1 %, pour s’établir à 577,7 MD. Ce recul s’explique notamment par une diminution des prix moyens à l’importation : 16,4 % pour le blé dur et 10,0 % pour le blé tendre. À eux seuls, les achats de blés représentent 45,8 % des importations céréalières.
À l’inverse, d’autres segments enregistrent des hausses spectaculaires. Les importations d’huiles végétales grimpent de 74,4 %, à 127,9 MD, sous l’effet conjugué d’une légère hausse des prix (+1,2 %) et probablement d’une demande accrue. Plus frappant encore : la facture du sucre a été multipliée par plus de dix, avec une progression de 1 028,7 %, accompagnée d’un renchérissement moyen de 46,6 % du prix à l’importation.
Sur le plan macroéconomique, cette bonne tenue du commerce extérieur alimentaire contribue à l’amélioration du solde commercial global. Le déficit total s’est en effet réduit de 20,8 % par rapport à février 2025, pour s’établir à 2 784,2 MD. Cette évolution résulte d’une augmentation soutenue des exportations totales (+6,2 %, à 10 803,1 MD), alors que les importations globales restent quasiment stables (+0,7 %, à 13 587,4 MD).

