« Ghaybouba » la série tunisienne qui réveille les consciences
Le paysage médiatique de ce Ramadan est marqué par une œuvre qui bouscule les codes : « Ghaybouba » (Coma). Diffusé sur Telvza TV et réalisé par Mohamed Khalil Bahri, ce feuilleton s’appuie sur une narration nerveuse signée par les scénaristes Fadi Abbes et Naoufel Ouertani. Dès les premières notes du générique, le ton est donné par la voix magistrale de l’icône Lotfi Bouchnak, qui chante l’égarement et la trahison : « On s’est réveillés… qu’avons-nous fait durant notre absence ? »,.
Un casting cinq étoiles pour une tragédie moderne
Pour porter cette intrigue complexe, la production a misé sur une distribution prestigieuse. Le public retrouve avec plaisir des visages emblématiques du drame tunisien tels que la grande Mouna Noureddine, ainsi que Chekra Rammeh, Mohamed Ali Ben Jemaa, Moez Gdiri, Nour Zitoun et Moez Toumi. Ces acteurs de renom donnent vie à une galerie de personnages confrontés à l’effondrement de leurs certitudes. Parmi eux, Maram Ben Aziza incarne avec intensité Alia, une influenceuse obsédée par la célébrité et l’argent, un rôle inspiré de faits réels qui explore la face sombre de la quête du « buzz ».
Entre scandales viraux et ruine financière
L’histoire démarre sur un coup de tonnerre : le décès brutal de Hassan, un homme d’affaires influent, dans un accident de voiture. Ce qui aurait pu n’être qu’un drame privé se transforme instantanément en un scandale public sur TikTok et Facebook, car Hassan n’était pas seul : une jeune femme nommée Rim se trouvait à ses côtés.
Au-delà du déshonneur, c’est un empire qui s’écroule. Les enfants de Hassan, Adam et Nourshene, découvrent que leur père, acculé par des difficultés financières, avait vendu ses parts dans l’entreprise familiale à un concurrent avant sa mort, les laissant face au néant
Entre Dark Web et scandales numériques
L’intrigue ne se contente pas des drames familiaux classiques. Elle explore les zones d’ombre du numérique, notamment le « Dark Web », un phénomène global qui s’immisce désormais dans le quotidien des Tunisiens. Le scénario intègre habilement des éléments contemporains tels que les crypto-monnaies (Bitcoin).

