BNA Assurances parie sur l’électrique pour redéfinir sa place dans la mobilité en Tunisie
Longtemps cantonnée à un cercle restreint d’initiés, la voiture électrique amorce une percée tangible en Tunisie. Entre le déploiement des bornes de recharge, l’arrivée de nouveaux modèles sur le marché local et l’intérêt grandissant des entreprises comme des ménages, l’écosystème se structure progressivement. C’est dans ce contexte que BNA Assurances a organisé, le 12 juin 2026 à Tunis, la première édition des « Rencontres de la Mobilité – Drive Green ». L’objectif est de réunir experts, professionnels du secteur automobile, start-ups et représentants institutionnels autour d’une interrogation centrale : comment accélérer la transition vers une mobilité électrique en Tunisie tout en levant les freins persistants à son adoption ?
Un débat au cœur de la transformation
Tenue au siège de la compagnie au Lac 2, cette rencontre a mobilisé l’ensemble des forces vives de la filière : institutions publiques, concessionnaires, jeunes pousses innovantes, sans oublier les usagers pionniers ayant déjà basculé vers l’électrique. Pour Faker Raies, directeur général de BNA Assurances, l’assureur doit dépasser son rôle traditionnel. « Notre ambition ne se limite pas à assurer des véhicules. Nous voulons être un acteur engagé de cette transformation, accompagner les mutations du secteur, encourager l’innovation et promouvoir activement la mobilité durable », a-t-il déclaré.
Lever les obstacles, un par un
Si le marché tunisien commence à s’éveiller à l’électromobilité, le chemin reste encore à tracer. Selon le dirigeant, l’optimisme est de mise : les infrastructures de recharge se déploient, les offres d’assurance s’adaptent et les incitations publiques finissent par créer un environnement favorable. « Le citoyen tunisien peut désormais envisager l’utilisation d’un véhicule électrique avec davantage de confiance. Les contraintes qui constituaient autrefois un frein à son adoption sont progressivement levées », a-t-il souligné. Pour M. Raies, cet engouement ne relève pas d’un simple effet de mode, mais d’un impératif économique face à une facture énergétique lourde. « Chaque pas vers une mobilité plus propre est aussi un pas vers une meilleure maîtrise de notre consommation énergétique et vers une économie plus résiliente. C’est un enjeu national qui nous concerne tous. »
Une responsabilité collective
Au fil des débats, un leitmotiv s’est imposé : la transversalité. La réussite de cette transition ne saurait dépendre d’un seul acteur, mais d’une vision partagée. « Notre ambition est de contribuer activement à la construction de l’écosystème de mobilité durable en Tunisie », a rappelé Faker Raies, plaidant pour une accélération de la sensibilisation et une fédération des énergies. « La réussite de cette transition repose sur une responsabilité partagée. C’est en unissant tous les acteurs autour d’une vision commune que nous pourrons bâtir une mobilité plus durable, plus accessible et performante pour les générations futures. » En installant des bornes de recharge à son propre siège et en adaptant ses services, BNA Assurances entend joindre la parole aux actes, confirmant ainsi que, pour la mobilité de demain, le changement commence dès aujourd’hui.

