Culture et arts

Eya Bellagha crève l’écran dans « Khotifa »

Dans le foisonnement des productions télévisuelles de mois de Ramadan, une figure s’impose avec une force magnétique sur nos écrans : Eya Bellagha. Déjà remarquée par le passé, l’actrice explose véritablement cette saison dans le rôle d’El Yamna au sein du feuilleton Khotifa, réalisé par Saoussen Jomni. Entre fragilité et détermination, elle incarne une jeunesse tunisienne qui refuse les compromis.

El Yamna : Un symbole de liberté et de résilience

Dès sa première apparition, le personnage d’El Yamna marque les esprits par sa présence chromatique et symbolique. Arborant un foulard fleuri, devenu le signe distinctif des ouvrières agricoles. Orpheline et seule au monde, elle s’est forgé une « armure légère » faite de dynamisme, d’humour et d’autodérision pour affronter les épreuves de la vie.

Ce personnage n’est pas qu’une simple figure de fiction ; il porte des revendications profondes de liberté de choix, d’indépendance financière et d’égalité, sans jamais tomber dans le militantisme ostentatoire. El Yamna agit plus qu’elle ne parle, s’affranchissant de toute tutelle masculine avec une fluidité déconcertante.

Une actrice instinctive au parcours atypique

Née en 1997, Eya Bellagha n’est pas une nouvelle venue, mais sa progression est fulgurante. Elle s’est fait connaître adolescente dans le rôle de Manal dans The Maestro (2019), avant de confirmer son talent dans Harga. Ce qui frappe chez elle, c’est ce regard immense, presque « persan », qui capte la lumière et happe le spectateur avant même qu’elle ne prononce un mot.

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