87 millions d’euros d’investissement : la centrale solaire de Tozeur officiellement opérationnelle
Le groupe norvégien des énergies renouvelables a annoncé le début de l’exploitation commerciale de son installation photovoltaïque de Tozeur, développée aux côtés de son partenaire Aeolus SAS, une filiale du conglomérat japonais Toyota Tsusho. Les deux sociétés ont confirmé que la date de mise en service commerciale (COD) avait été fixée rétroactivement au 4 mars 2026. Cette étape signifie que la centrale a achevé sa phase de construction et d’essais, et qu’elle injecte désormais son électricité dans le réseau, générant ainsi des revenus.
Le projet s’inscrit dans un contrat d’achat d’électricité (CAE) d’une durée de trois décennies conclu avec la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG). Selon une déclaration du président-directeur général de Scatec, Terje Pilskog, reprise dans le communiqué, la mise en route du site de Tozeur, couplée à celle de Sidi Bouzid, offre une assise solide au développement du groupe en Tunisie. Il a souligné que ces réalisations illustrent le savoir-faire de l’entreprise et l’attractivité du marché local, d’autant que trois autres projets sont déjà en cours.
Un ensemble solaire de 120 MW sur deux sites distincts
L’unité de Tozeur a été menée parallèlement à la centrale de Sidi Bouzid, également d’une capacité de 60 MW, dont la COD a été atteinte en mars avec un effet rétroactif au 1er janvier 2026. Ces deux installations constituent un complexe photovoltaïque totalisant 120 MW, réparti sur deux localisations complémentaires, dans le cadre du programme énergétique lancé par l’État tunisien. Ce projet fait suite à un appel d’offres public, soutenu par un financement international et un contrat d’achat à long terme avec la STEG, garantissant une prévisibilité financière sur plusieurs décennies pour les investisseurs étrangers.
À pleine production, les deux centrales devraient délivrer environ 288 GWh d’électricité verte chaque année, permettant d’éviter plus de 115 000 tonnes d’émissions de CO₂ par an, selon les estimations du projet.
Structuration capitalistique et investissement
La répartition du capital est fixée à 51 % pour Scatec ASA et 49 % pour Aeolus SAS (Toyota Tsusho). Le groupe norvégien assure également l’exploitation, la maintenance et la gestion des actifs, occupant ainsi un rôle opérationnel central.
Le projet relève du lot Sidi Bouzid II, attribué en décembre 2024 à l’issue d’un appel d’offres gouvernemental, puis formalisé par un accord de développement signé en mars 2025. À ce moment-là, Scatec avait estimé l’investissement total à environ 87 millions d’euros. L’entreprise prend aussi en charge la composante EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), qui représente près de 85 % du coût global du projet, lui conférant une maîtrise importante de l’ensemble de la chaîne de réalisation.

