Libye-Pétrole : la NOC signe un accord à 1 milliard de dollars avec le qatari UCC Holding
La National Oil Corporation (NOC) libyenne a officialisé, en présence de la Libyan Investment Authority (LIA), la signature d’un contrat d’exploration et de partage de production (EPSA) portant sur le périmètre contractuel 47, situé dans le bassin de Ghadamès. L’accord a été conclu avec le groupe qatari UCC Holding, représenté par sa filiale dédiée aux activités énergétiques, Urbacon Energy Libya.
Ce nouveau partenariat a pour ambition de redynamiser les opérations d’exploration, de mise en valeur et d’extraction d’hydrocarbures dans cette région, reconnue comme l’un des principaux réservoirs pétroliers et gaziers de l’ouest libyen.
D’après les informations communiquées par UCC Holding, le programme de développement prévoit des engagements financiers susceptibles d’atteindre environ 1 milliard de dollars, sous réserve que le plan de développement détaillé soit formellement approuvé par les autorités compétentes. À terme, l’objectif affiché est de porter la production quotidienne du bloc à 80 000 barils de pétrole.
Un ancien actif libyen rendu disponible après le départ de MedcoEnergi
La zone concernée par cet accord n’est pas inconnue du secteur pétrolier libyen. Elle était déjà couverte par un précédent contrat EPSA associant la NOC, la LIA et le groupe indonésien MedcoEnergi. Toutefois, l’avancement du projet avait rencontré des obstacles répétés. En mai 2024, la compagnie nationale libyenne avait annoncé avoir trouvé un terrain d’entente avec MedcoEnergi, mettant fin aux contentieux qui les opposaient. Cette résolution s’était traduite par le transfert à la NOC des parts détenues par l’indonésien dans le bloc 47, ainsi que de sa participation dans la société d’exploitation Nafusah Oil Operations B.V.
La conclusion de ce nouvel accord avec le groupe qatari s’inscrit dans une stratégie plus large menée par Tripoli pour attirer davantage de capitaux étrangers dans son secteur énergétique et relever ses niveaux de production.
Depuis plusieurs mois, la NOC multiplie les démarches auprès des grandes compagnies internationales, en proposant des contrats de partage de production dans différentes zones du territoire. Elle collabore déjà avec des majors telles que l’italien Eni, le français TotalEnergies, l’espagnol Repsol, l’allemand Wintershall Dea ou encore l’américain Chevron.
À travers ces alliances, les autorités libyennes entendent moderniser les installations existantes, stimuler l’exploration et accroître durablement la production nationale. La NOC s’est fixé un objectif à long terme de 2 millions de barils par jour, contre un rythme actuel d’environ 1,4 million de barils quotidiens.

