La Tunisie durcit les contrôles aux frontières sur l’importation d’animaux vivants face aux risques d’épizooties
La Direction générale des services vétérinaires, en concertation avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a réuni les importateurs d’animaux vivants afin de réviser et de renforcer les exigences sanitaires à l’importation.
Organisée dans le cadre du projet d’Appui aux Services de Contrôles Officiels des Produits Animaux et Végétaux en Tunisie (ASCO), cette séance de travail visait à adapter les garanties sanitaires réglementaires pour prémunir le territoire national contre l’introduction de maladies contagieuses du cheptel.
À l’issue des échanges, les autorités et les acteurs privés sont convenus d’élever le niveau de vigilance tout au long de la chaîne logistique, depuis le transport international jusqu’à la réception sur le sol national. Les nouvelles consignes prévoient un renforcement du confinement sanitaire, une surveillance accrue au sein des stations de quarantaine et la réalisation d’analyses préventives ciblées, déterminées à partir d’une grille d’évaluation rigoureuse des risques épidémiologiques.
Soulignant la responsabilité partagée entre l’État et les opérateurs du secteur, les services vétérinaires ont insisté sur la nécessité d’une coordination fluide et permanente. Cette démarche proactive vise à prémunir le cheptel national contre tout risque d’infection et à garantir la pérennité économique de la filière d’élevage en Tunisie.

