Festival international de Nabeul : la jeunesse nabeulienne trouve sa voix avec Kaso !
La 38ᵉ édition du Festival international de Nabeul poursuit sa cadence endiablée, et c’est désormais au tour de la scène musicale jeune de s’imposer. Hier soir, le 5 août 2026, le théâtre de plein air Moncef Kort a vécu une effervescence rare, portée par la voix percutante du rappeur tunisien Karim Kaso. Devant son public, l’artiste a transformé la soirée en véritable manifeste générationnel.
Dès les premières notes de « Bouzeyein », l’ambiance est montée d’un cran. La lumière de la scène s’est retirée, faisant place à une galaxie de téléphones brandis, dont les éclats bleutés ont dansé au rythme des battements de cœur de la foule. Le public, majoritairement jeune, a repris en chœur chaque parole, créant un dialogue intense entre la scène et les gradins. L’apothéose est survenue avec « Taabouni », titre chargé d’émotions brutes où se mêlent révolte, mélancolie et espoir, un miroir fidèle des tourments et des aspirations de la jeunesse tunisienne.
Les cris d’enthousiasme ont redoublé à chaque couplet, tandis que Kaso enchaînait avec d’autres morceaux de son répertoire, confirmant son statut de porte-voix d’une génération en quête d’expression.
Au-delà du simple concert, cette soirée a consacré le rap comme langage universel et cathartique, capable de fédérer des centaines de spectateurs autour de mots crus et sincères. Karim Kaso, maître de spéctacle d’un instant suspendu, a su faire vibrer les murs du théâtre de Nabeul, prouvant une fois de plus que le festival international de Nabeul reste un creuset incontournable des tendances musicales en Tunisie.
Loin de s’éteindre avec cette soirée, la 38ᵉ édition continue d’écrire ses plus belles pages, et cette escale rap en est déjà une des plus lumineuses avec Kaso.

