News

« Dalil » 2026 : l’administration tunisienne passe au tout-en-un numérique

À l’horizon septembre 2026, l’administration tunisienne franchira un cap majeur dans sa transformation digitale avec le lancement officiel de « Dalil », le guichet unique national des procédures administratives. Ce portail, dont les travaux sont actuellement réalisés à 70 %, doit devenir la référence incontournable pour tous les usagers – citoyens comme chefs d’entreprise – dans leurs interactions avec les services publics.

Ce projet structurant s’inscrit dans la feuille de route de la réforme administrative couvrant la période 2020-2027. À terme, « Dalil » centralisera pas moins de 3 197 fiches procédurales, couvrant l’ensemble des formalités accessibles aux publics. Parmi elles, la moitié (50 %) est dédiée aux entreprises, un quart (25 %) concerne les particuliers, et le quart restant (25 %) est commun aux deux catégories d’usagers.

L’ambition affichée est de proposer, via une porte d’entrée unique, des informations fiables et actualisées en temps réel : nature de la démarche, pièces exigées, délais prévisionnels, ainsi que l’identification des administrations compétentes. De quoi réduire les allers-retours et le flou administratif qui pénalisent encore trop souvent les demandeurs.

Mais au-delà de la vitrine numérique, c’est un vaste chantier de simplification qui est mené en parallèle. Sur les 3 197 procédures répertoriées, 2 255 ont déjà été allégées, soit plus de 71 % du total. Ces allègements prennent plusieurs formes : suppression de pièces justificatives redondantes, dématérialisation des étapes clés, ou encore transfert de certaines compétences vers des échelons locaux pour rapprocher les services des usagers.

Par ailleurs, 177 procédures – près de 6 % du stock – ont purement et simplement été rayées du paysage administratif, jugées obsolètes ou dépourvues de fondement juridique solide. Une manière de nettoyer un arsenal souvent critiqué pour sa lourdeur.

L’analyse fine du répertoire révèle également la physionomie des demandes : 63 % des procédures sont qualifiées de « fréquemment sollicitées », signe que l’essentiel des besoins est concentré sur un nombre limité de formalités. En revanche, 16 % d’entre elles sont considérées comme complexes, et 43 % exigent l’intervention coordonnée de plusieurs administrations, un défi que la plateforme devra aider à surmonter en clarifiant les circuit de validation.

Avec « Dalil », la Tunisie mise sur la transparence et l’efficacité pour redonner de la lisibilité à son système administratif, tout en accompagnant la modernisation de son économie et l’amélioration du climat des affaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *