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Le prix de la mémoire met un coup d’arrêt aux RTX 50 SUPER

La seconde vague tant attendue des GeForce RTX série 50 se heurte à un obstacle bien connu : le coût exorbitant de la VRAM. Une situation qui menace sérieusement le calendrier de NVIDIA.

Un rythme de croisière perturbé par l’IA

Chez NVIDIA, la stratégie est bien rodée : deux vagues pour chaque génération de cartes graphiques. La première pose les fondations architecturales, la seconde peaufine l’offre 12 à 18 mois plus tard avec des déclinaisons SUPER. Mais avec Blackwell, la mécanique s’enraye.

Lancée en fanfare avec la RTX 5090 dès janvier 2025, la génération Blackwell devait logiquement voir arriver ses versions améliorées peu après le CES 2026. Les premiers murmures en avril dernier évoquaient déjà une série RTX 50 SUPER prometteuse. Puis, le silence radio.

La mémoire au cœur du blocage

La raison de ce retard ? L’explosion sans précédent de l’intelligence artificielle. Les besoins en GPU et en mémoire vidéo des data centers ont créé une pénurie qui touche désormais le marché grand public. Les cartes haut de gamme se font rares chez les revendeurs, et leurs prix s’envolent bien au-delà des tarifs recommandés.

Dans ce contexte, lancer une nouvelle gamme relevait déjà du défi. Mais les dernières indiscrétions de VideoCardz révèlent un problème plus concret : le hardware est prêt, les partenaires attendent, mais un élément financier bloque tout.

Des modules 3 Go à prix d’or

L’argument principal de cette seconde vague ? Le passage à des modules GDDR7 de 3 Go pour augmenter significativement la capacité VRAM. Concrètement :

  • La RTX 5070 SUPER passerait de 12 Go à 18 Go
  • La RTX 5070 Ti SUPER et la RTX 5080 SUPER doubleraient presque la mise : de 16 Go à 24 Go

Problème : ces nouveaux modules coûtent une fortune. Selon VideoCardz, chaque unité de 3 Go est facturée entre 60 et 70 dollars, contre seulement 20 dollars pour un module de 2 Go. Un écart vertigineux qui se traduit par un surcoût de 360 à 560 dollars par carte, en fonction du nombre de modules nécessaires.

Des tarifs intenables pour le grand public

Face à une telle augmentation du coût de revient, NVIDIA et ses partenaires se retrouvent dans une impasse. Les cartes SUPER, telles qu’initialement envisagées, deviendraient tout simplement non viables économiquement. Difficile d’imaginer des prix de vente attractifs quand la seule mémoire vidéo représente un tel surcoût.

Les rumeurs persistantes évoquent toujours trois modèles SUPER – RTX 5070 SUPER, 5070 Ti SUPER et 5080 SUPER – ainsi qu’une RTX 5050 9 Go qui miserait elle aussi sur ces modules 3 Go. Reste à savoir si NVIDIA parviendra à trouver une solution avant que l’attente ne se transforme en désillusion pour les gamers.

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