Automobile

BYD accélère en Europe : la France sur la short-list pour accueillir une nouvelle usine

Le constructeur chinois, en pleine expansion sur le marché européen, veut implanter un second site de production sur le Vieux Continent. Et la France figure parmi les deux derniers candidats en lice.

C’est une course à l’installation qui s’intensifie sur le sol européen. Alors que l’Union européenne envisage de renforcer ses droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine, BYD n’a d’autre choix que de produire localement pour contourner cet obstacle commercial. Déjà propriétaire d’une première usine en Hongrie, le géant de Shenzhen prépare désormais l’ouverture d’un deuxième site.

Et c’est Alfredo Altavilla, conseiller spécial du groupe pour l’Europe, qui a livré une information de taille, ce mardi, lors de la conférence Reuters Automotive Europe à Francfort : le choix se jouerait désormais entre deux pays, l’Espagne et la France. « Il faut prendre cette décision très bientôt », a-t-il déclaré, ajoutant que « deux de nos équipes étudient différentes régions cette semaine, nous sommes donc sur le point d’aboutir ».

Une stratégie « brownfield » privilégiée

Pour cette implantation, BYD ne partirait pas de zéro. Le constructeur chinois privilégie en effet une approche dite « brownfield », c’est-à-dire le rachat d’une usine automobile déjà existante, appartenant à un autre constructeur. Une stratégie qui permettrait un démarrage plus rapide de la production, un atout crucial dans la course à la conquête du marché européen.

L’engouement pour ce nouveau site ne doit rien au hasard. BYD affiche en effet des chiffres de ventes qui donnent le tournis. Sur l’ensemble de l’année 2025, la marque a écoulé près de 188 000 véhicules sur le Vieux Continent, soit une progression spectaculaire de 270 % par rapport à l’année précédente. Et la dynamique ne faiblit pas : sur les cinq premiers mois de 2026, les ventes ont plus que doublé, dépassant déjà le cap des 100 000 unités.

La France en position de force ?

Si l’Espagne et la France restent en compétition, l’Hexagone pourrait bien tirer son épingle du jeu. Le pays dispose d’un tissu industriel automobile dense et de sites de production susceptibles d’intéresser le constructeur chinois. Reste à savoir quelle région française pourrait accueillir ce projet d’envergure, qui représenterait un signal fort pour la filière électrique tricolore.

Pour BYD, l’enjeu est clair : s’implanter durablement en Europe, loin des tensions commerciales, et profiter de ce que le groupe perçoit comme une explosion à venir du marché de l’électrique sur le continent, en particulier après les récentes turbulences géopolitiques autour du détroit d’Ormuz. Une aubaine que le constructeur chinois entend bien ne pas laisser passer.

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