Economie

Gaz naturel : 92% de l’électricité tunisienne dépend du gaz, les achats algériens bondissent de 12%

Les ressources nationales en gaz naturel, intégrant la production locale et le forfait fiscal perçu sur le transit algérien, se sont établies à 565 ktep-pci au terme des quatre premiers mois de 2026. Ce niveau traduit un repli de 13 % par rapport à la même période de l’exercice précédent, selon les dernières données de l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.

Si la production de gaz commercial sec est restée globalement stable, les performances des différents gisements affichent des trajectoires contrastées. Le champ Nawara a ainsi vu sa production progresser de 14 %, tandis que celui de Chergui a enregistré une hausse plus marquée de 32 %. Dans le même temps, la production du gaz commercial du Sud a augmenté de 8 %. À l’inverse, le champ Hasdrubal a subi un recul significatif de 23 % sur la période.

Le volet fiscal lié au transit du gaz algérien s’est quant à lui nettement contracté, avec un montant de 182 ktep-pci à fin avril 2026, en baisse de 32 % sur un an. Ce prélèvement est presque exclusivement affecté à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), qui en a absorbé 98 % du volume total.

Parallèlement, les achats de gaz algérien ont connu une progression de 12 % entre fin avril 2025 et fin avril 2026, pour atteindre 921 ktep-pci. Cette évolution a contribué à porter l’approvisionnement global du pays à 1 483 ktep-pci, en hausse de 4 % sur un an.

Du côté de la consommation, la demande intérieure totale de gaz naturel a suivi la même tendance haussière, avec une progression de 4 % à 1 478 ktep-pci. Ce dynamisme est porté par le secteur électrique, dont les besoins ont augmenté de 5 %, tandis que la consommation finale (hors électricité) a crû de 2 %.

Avec 64 % de la demande totale de gaz, la production d’électricité demeure de loin le premier débouché pour cette énergie. Le gaz naturel représente d’ailleurs 92 % du mix électrique national.

S’agissant des usages finals, la demande s’élève à 527 ktep-pci, en hausse de 2 %. Les clients raccordés aux réseaux moyenne et basse pression ont vu leur consommation augmenter de 3 %, tandis que celle des clients haute pression a reculé de 2 %.

Enfin, l’intensité gazière de la production électrique s’est légèrement dégradée : la consommation spécifique globale des moyens de production a augmenté de 1 % sur un an, pour s’établir à 196,4 tep/GWh.

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