Pétrole : le Brent flambe à près de 110 dollars
L’escalade entre Washington et Téhéran s’est accentuée ce week-end, suscitant de vives inquiétudes sur les marchés mondiaux. Dimanche 17 mai 2026, le président américain Donald Trump a lancé un avertissement ferme à la République islamique, estimant que « le temps presse » pour aboutir à un accord. Il a laissé entendre que de nouvelles frappes pourraient viser l’Iran en cas d’échec des discussions portant sur son programme nucléaire et la sécurité régionale.
Cette mise en garde fait suite à une attaque par drone survenue la veille, samedi 16 mai 2026, contre la centrale nucléaire de Barakah, située aux Émirats arabes unis. Les autorités émiraties ont confirmé l’incident tout en assurant qu’aucune fuite radioactive n’avait été constatée. Si plusieurs médias américains évoquent un possible rôle de groupes proches de l’Iran, Téhéran n’a officiellement pas réagi à ces allégations.
Face à la détérioration de la situation, la Maison-Blanche a convoqué son conseil de sécurité nationale dimanche pour examiner les options envisageables dans la région du Golfe. Parallèlement, Washington prépare, avec le soutien des pays du G7, un renforcement des sanctions économiques contre l’Iran.
Les marchés pétroliers n’ont pas tardé à réagir à cette recrudescence des tensions géopolitiques. Ce lundi 18 mai 2026, le baril de Brent s’échangeait aux alentours de 109,97 dollars, contre environ 95 dollars au début du mois de mai. Le brut américain WTI atteignait quant à lui 101,79 dollars. En euros, le Brent cotait désormais environ 94,46 euros le baril.
Cette flambée des prix du pétrole commence déjà à impacter les tarifs des carburants, du transport aérien et du fret maritime dans de nombreuses régions du monde. Les investisseurs restent suspendus à l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à la situation sécuritaire au Moyen-Orient.

