PIB en dents de scie : +2,6 % sur un an, mais -0,3 % sur trois mois
Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), la progression du produit intérieur brut (PIB) en volume, exprimée en glissement annuel et corrigée des variations saisonnières, atteint 2,6 % au premier trimestre 2026. En revanche, sur une période plus courte, l’activité économique a subi un repli de 0,3 % par rapport aux trois derniers mois de 2025.
L’examen par secteur met en évidence des évolutions divergentes. La valeur ajoutée agricole se distingue par la plus forte hausse (+6,8 %), portée par des rendements améliorés dans les céréales et l’oléiculture. Cette performance contribue pour 0,61 point de pourcentage à la croissance enregistrée à fin mars.
Dans l’industrie, les branches manufacturières affichent une progression de 3,1 %, tirée par une envolée de 15,1 % dans l’agroalimentaire et une hausse de 4,3 % dans les industries électromécaniques, tandis que le textile, l’habillement et la chaussure reculent de 5,8 %. Par ailleurs, le secteur minier progresse de 3,7 %, mais les hydrocarbures se contractent de 4,8 %. Au total, l’ensemble industriel enregistre une croissance de 2,6 % sur le trimestre, contribuant à hauteur de 0,45 point à la variation annuelle du PIB.
Le secteur des services maintient lui aussi une trajectoire positive, avec une augmentation de la valeur ajoutée de 2,2 %. Cette évolution est soutenue par une hausse de 4,0 % dans l’hébergement et la restauration, de 4,1 % dans les technologies de l’information et de la communication, et de 1,7 % dans le transport.
Du côté de la demande, la consommation et l’investissement (formation brute de capital fixe) se renforcent de 5,2 %. En revanche, la contribution du commerce extérieur est négative : les exportations de biens et services augmentent de 4,2 %, tandis que les importations progressent plus fortement (+9,3 %).

