Signature d’un contrat de dragage record pour trois grands ports tunisiens
Le Bureau de la marine marchande et des ports a annoncé, jeudi, la conclusion d’un contrat majeur portant sur des opérations de dragage dans les zones portuaires de La Goulette-Radès, Sousse et Bizerte-Menzel Bourguiba. Ce marché, attribué à une entreprise belge reconnue pour son savoir-faire dans les travaux de dragage et les aménagements maritimes, représente un investissement de près de 125 millions de dinars.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de modernisation et de mise à niveau des infrastructures portuaires menée par l’établissement public. Les objectifs affichés sont l’amélioration des conditions de navigation et le renforcement de la sécurité en mer. Le projet vise à éliminer les sédiments accumulés et à lutter contre l’ensablement, afin de restaurer le tirant d’eau originel des trois ports.
Les travaux devraient débuter à la fin du mois de mai prochain pour une durée estimée à un an et huit mois. Le chantier sera réalisé dans le strict respect des normes techniques et environnementales, avec une vigilance particulière accordée à la réduction de l’impact sur les écosystèmes marins.
Par ailleurs, les matériaux extraits du dragage seront réutilisés pour la création de nouvelles surfaces et de terrains destinés à l’extension des zones d’activité des ports commerciaux.
Ce projet d’envergure a pour ambition de garantir une profondeur suffisante pour la manœuvre des navires, permettant ainsi aux infrastructures tunisiennes d’accueillir des bâtiments de grande taille dans des conditions de sécurité optimales. Il entend également répondre à l’évolution du trafic maritime, accroître l’efficacité de l’exploitation portuaire et diminuer les temps d’attente des navires.
À terme, ces opérations de dragage devraient faciliter la circulation maritime dans les bassins et chenaux, soutenir les échanges commerciaux, réduire les coûts de transit des marchandises et, par conséquent, renforcer la compétitivité des ports tunisiens ainsi que leur contribution à l’économie nationale.
