Economie

Les levées de fonds repartent à la hausse dans la région MENA, portées par le Golfe

Après un mois de mars marqué par un net ralentissement, l’écosystème startup du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) a renoué avec la croissance en avril 2026. Selon les dernières statistiques de la plateforme Wamda, 150 millions de dollars ont été mobilisés à travers 27 opérations, soit une progression de 211 % par rapport au mois précédent. Ce rebond reste toutefois à relativiser : sur l’ensemble du premier trimestre, les financements accusent une baisse de 37 % en comparaison annuelle.

Wamda souligne que l’investissement régional amorce une timide reprise. Malgré des tensions géopolitiques persistantes, une accalmie relative observée jusqu’au début mai a favorisé le retour progressif des investisseurs. Leur prudence demeure toutefois de mise : les capitaux se dirigent vers un nombre restreint de transactions d’envergure et vers des secteurs jugés plus résilients face à une incertitude durable.

Les Émirats arabes unis en tête, la Tunisie absente

Sur le plan géographique, les Émirats arabes unis confirment leur rôle de hub financier régional en concentrant 78 millions de dollars répartis sur huit opérations, soit 52 % du montant total. L’Arabie saoudite suit avec 26,2 millions de dollars levés par sept jeunes pousses, tandis que l’Égypte affiche un volume comparable (cinq transactions). Du côté des marchés secondaires du Golfe, Oman, Bahreïn et le Qatar ont collecté ensemble 14,5 millions de dollars via cinq opérations. En revanche, la Tunisie n’a enregistré aucune levée de fonds en avril, selon Wamda.

La fintech en tête, la dette plébiscitée

Par secteur, les technologies financières conservent la première place pour le quatrième mois consécutif, attirant 89,4 millions de dollars au travers de sept opérations. Le commerce électronique, après un mois de mars difficile, a rebondi à 19,3 millions de dollars (quatre transactions). Les services en ligne ont mobilisé 15 millions de dollars et la foodtech 13 millions.

La structure des financements révèle une forte préférence pour la dette : 80 millions de dollars concentrés sur seulement deux opérations, signe d’une approche sécuritaire des investisseurs face aux risques. Enfin, les startups en phase d’amorçage dominent en nombre (17 entreprises pour 40,6 millions de dollars). Les modèles B2B écrasent largement le marché avec 95,8 millions de dollars levés en onze opérations, contre 35,8 millions pour le B2C répartis sur douze transactions.

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