Kaïs Saïed préside une réunion sur les défis économiques et les hausses de salaires
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a dirigé, hier après-midi au Palais de Carthage, une réunion de travail en présence de la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, ainsi que des ministres des Finances, de l’Économie et de la Planification, et des Affaires sociales.
Selon un communiqué de la Présidence, le chef de l’État a d’abord mis l’accent sur l’ampleur des défis économiques et sociaux auxquels la Tunisie fait face, évoquant un « lourd héritage » issu de choix politiques qualifiés de criminels, de fonds détournés et de réseaux de corruption structurés. Il a estimé que ces réseaux se croient injustement au-dessus des lois, avant d’affirmer que le peuple réclame des comptes équitables.
M. Saïed a également souligné que plusieurs événements récents mettent en lumière l’action de ce qu’il a appelé des « poches de résistance » s’organisant ouvertement, ajoutant que le peuple a su déjouer leurs plans. Selon lui, ces parties changent de stratégie et n’hésitent à recourir à tous les moyens pour attiser les tensions sociales.
Les travaux ont ensuite porté sur l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, qui prévoit une revalorisation des salaires dans les secteurs public et privé, ainsi que des pensions de retraite, sur les trois prochaines années.
Le Président a par ailleurs abordé la question des chômeurs de longue durée, en affirmant que la volonté de leur trouver des solutions équitables reste intacte. Il a appelé chaque responsable à se montrer à l’écoute des difficultés des citoyens et à simplifier les procédures, en rappelant que la fonction publique revêt d’abord une dimension humaine.
Le chef de l’État a indiqué que plusieurs lignes de financement ont été mobilisées, réaffirmant sa détermination à tenir les engagements pris envers le peuple. Il a averti que tout responsable, quel que soit son rang, qui ne se montrerait pas à la hauteur de ces attentes serait remplacé par ceux qui œuvrent à résoudre les crises.

