L’OIPEM exige l’encadrement légal des réseaux sociaux pour les mineurs de 15 ans
L’Organisation internationale pour la protection des enfants méditerranéens (OIPEM) presse les autorités d’adopter une législation interdisant l’accès aux réseaux sociaux avant l’âge de 15 ans. Cette mesure préventive vise, selon elle, à préserver le droit des enfants à un développement sain et une éducation équilibrée.
Dans un communiqué, l’organisation insiste sur le fait qu’une simple interdiction ne suffirait pas. Elle doit impérativement s’accompagner d’un contrôle renforcé des pratiques des géants du numérique, de campagnes de sensibilisation pour les familles, et de la promotion d’offres numériques alternatives, sécurisées et éducatives. L’OIPEM préconise également la mise en place d’un apprentissage progressif et encadré des technologies après cet âge seuil.
L’OIPEM alerte sur les conséquences d’un retard législatif, qui engendrerait, selon ses termes, des « générations psychologiquement fragiles, socialement déconnectées et faciles à exploiter ». Elle fustige une « négligence institutionnelle » à laisser les plus jeunes à la merci d’applications commerciales inadaptées à leur âge et à leur maturité, bafouant ainsi le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant.
L’organisation s’appuie sur des études psychologiques récentes établissant un lien entre une utilisation précoce et intensive des plateformes sociales et une hausse des troubles anxieux, dépressifs, des problèmes de sommeil et de l’isolement. Elle met également en avant les risques accrus d’exposition à la cyberviolence, au harcèlement en ligne et à des contenus inappropriés.

