Le Brent s’envole après les nouvelles restrictions iraniennes dans le détroit d’Ormuz
Les marchés pétroliers retrouvent leur nervosité ce jour, alors que le prix du baril de Brent enregistre une progression de 1 %, pour atteindre 83,52 dollars. Ce mouvement haussier fait suite à la divulgation par Téhéran d’un projet de réglementation d’une sévérité inédite concernant le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Le texte dévoilé par les autorités iraniennes impose une interdiction totale de transit à l’ensemble des navires américains et israéliens, anéantissant du même coup les perspectives d’une désescalade rapide dans la zone. Par ailleurs, tout bâtiment battant pavillon d’un État considéré comme hostile devra s’acquitter, avant tout passage, d’indemnisations financières préalables. En cas de non-respect, des sanctions pécuniaires extrêmement lourdes sont prévues, pouvant atteindre 20 % de la valeur totale de la cargaison transportée.
Sur le plan juridique, le statut définitif des voies navigables reste subordonné à l’issue des négociations bilatérales en cours entre l’Iran et Oman. Une éventuelle répartition du trafic est à l’examen – les entrées étant attribuées aux eaux territoriales iraniennes et les sorties à la partie omanaise – mais aucun accord formel n’a encore été ratifié à ce stade. Cette absence de cadre opérationnel s’accompagne d’un fossé diplomatique qui ne cesse de se creuser entre les différents acteurs.
Alors que la Maison-Blanche se dit convaincue d’une résolution prochaine des antagonismes, le régime iranien oppose une fin de non-recevoir à ces déclarations, qu’il qualifie de manœuvres superficielles de la part de Washington.

