Kaïs Saïed : banques plus fortes, prix sous contrôle
Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, 23 septembre courant, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, selon un communiqué de la présidence.
Lors de cette réunion, le chef de l’État a rappelé le rôle de la BCT dans le soutien à l’économie nationale et la recherche des équilibres financiers, soulignant que le devoir national exige l’instauration de la justice, un préalable nécessaire et indispensable à la création et de la distribution équitable de la richesse.
Il a précisé que les banques publiques ont vocation à appuyer les efforts de l’État, tandis que toutes les banques doivent faciliter l’accès au crédit et se conformer aux circulaires émises par la Banque centrale.
Le chef de l’Etat a rappelé la disposition constitutionnelle garantissant la coexistence et la complémentarité des secteurs public et privé sur la base de la justice sociale, ajoutant que « l’État social doit être une réalité vécue par le citoyen dans les différentes régions du pays et pas un simple slogan constitutionnel ».
Evoquant le dossier de la flambée des prix, le président Saïed a plaidé pour une rationalisation des importations et une lutte sans merci contre la corruption.
Il a dans ce contexte souligné que ce phénomène ne se réduit pas à la malversation mais plutôt englobe d’autres formes telles que la fraude, l’entrave à la marche des services publics et le mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration, autant de phénomènes « auxquels il faut mettre rapidement et définitivement fin ».
Le président de la République a par ailleurs affirmé que ces pratiques visent à « faire avorter le processus révolutionnaire du peuple », assurant que ces manœuvres, aussi planifiées soient-elles, sont vouées à l’échec cuisant « tant que les citoyens demeurent conscients de ces visées ».
S’adressant aux tenants d’un retour à l’ordre d’avant le 17 décembre, qui ne cessent de faire croire que la réalisation des aspirations populaires n’est que pure illusion, le chef de l’Etat a répliqué : « Un peuple qui a payé le prix du sang pour se libérer ne sera plus jamais découragé, quelle que soit la source de ces manœuvres. »

