Economie

Tourisme : l’objectif des 15 millions de visiteurs d’ici 2029  

Le secteur touristique tunisien affiche une résilience remarquable en dépit d’un environnement international marqué par des tensions géopolitiques récurrentes et des incertitudes pesant sur les mouvements de voyageurs. C’est ce qu’a souligné, ce jeudi 2 juillet 2026, Jaleleddine Henchiri, vice-président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, lors de son passage radio.

Selon M.Henchri, le véritable défi du moment ne réside pas tant dans la sauvegarde des acquis estivaux que dans la capacité à bâtir un modèle touristique plus équilibré, capable de générer une activité continue sur les douze mois de l’année. Il a rappelé qu’une feuille de route visant à consolider la demande intérieure est actuellement en phase de déploiement, même si son rendement reste encore en deçà des attentes.

La relance du tourisme local demeure un levier stratégique, d’autant que l’érosion du pouvoir d’achat des ménages freine les départs domestiques. M. Henchiri plaide en faveur d’une politique tarifaire incitative, avec des offres promotionnelles et des rabais étalés sur toute l’année, afin de stimuler ce segment qui ne pèse actuellement qu’environ 15 % de l’activité touristique globale.

Par ailleurs, le vice-président de la fédération hôtelière a dressé une liste de priorités opérationnelles : amélioration des dessertes aériennes, remise à niveau du parc hôtelier, et renforcement des exigences en matière de propreté et de préservation environnementale. Autant de chantiers qui, selon lui, imposent une coordination plus étroite entre l’ensemble des parties prenantes – pouvoirs publics, opérateurs privés et partenaires sociaux.

Sur le plan des ambitions, Jaleleddine Henchiri s’est montré confiant : la Tunisie dispose, assure-t-il, des infrastructures et du savoir-faire pour accueillir jusqu’à 15 millions de touristes d’ici deux à trois ans, sous réserve de mener des réformes structurelles d’envergure et cohérentes avec les standards internationaux.

Il a conclu en insistant sur la nécessité de replacer le tourisme au cœur des priorités économiques nationales, en tant que secteur stratégique dont la modernisation conditionne en grande partie la capacité du pays à renforcer sa compétitivité et à accroître son attractivité sur la scène mondiale.

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