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Les énergies renouvelables : le réseau tunisien tient jusqu’en 2030, s’alourdit en 2035

La Tunisie dispose d’une marge de manœuvre significative pour intégrer les énergies vertes dans son mix électrique. Selon Sadok Guellouz, professeur associé en génie énergétique à l’Université de Carthage, le réseau national pourrait absorber jusqu’à 35 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030 sans nécessiter de renforcements majeurs. En revanche, à partir de 2035, des investissements dans les infrastructures deviendront incontournables.

Cette évaluation, présentée mercredi à Tunis lors d’un atelier de haut niveau sur la modélisation énergétique, s’appuie sur les travaux du projet européen « OpenMod4Africa-Tunisia » (OM4A-Tunisia), dont la conclusion est prévue dans les prochains jours. M. Guellouz, également maître de conférences en génie aéronautique, a souligné que ces résultats fournissent une base solide pour anticiper les évolutions du système électrique tunisien.

L’événement, organisé par le Laboratoire d’Études des Systèmes Thermiques et Énergétiques (LESTE) de l’École nationale d’ingénieurs de Monastir, s’inscrit dans le programme Horizon Europe. Il a réuni chercheurs, ingénieurs et experts tunisiens et étrangers autour des apports des outils de modélisation pour concevoir des politiques énergétiques durables, tant pour la Tunisie que pour le continent africain.

L’ambition du projet OM4A-Tunisia est double : adapter des modèles ouverts capables d’analyser les trajectoires à long terme du système énergétique tunisien, et fournir aux décideurs publics des instruments d’aide à la décision éprouvés, afin d’accompagner la transition énergétique dans une perspective régionale.

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