Kaïs Saïed pose ses conditions pour une conciliation pénale réussie
Le chef de l’État, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 10 juin Ali Abbes, nouveau président de la Commission nationale de conciliation pénale.
Au cours de cet entretien, le président a rappelé qu’il avait lui-même lancé ce projet de conciliation le 20 mars 2012. L’objectif, a-t-il dit, est clair : permettre aux Tunisiens de récupérer les biens illicitement acquis. L’esprit de cette initiative repose sur un mécanisme de rétrocession économique, consistant à réinvestir les fonds des personnes concernées dans les régions les moins développées du pays.
Le président a insisté sur le fait que la bonne fin de ce processus exige une réelle volonté et des intentions sincères de l’ensemble des parties impliquées.
Il a également dénoncé que, depuis l’entrée en vigueur de la loi, les travaux des deux commissions nationales précédentes aient été entravés de manière suspecte. Toutefois, a-t-il ajouté, une nouvelle chance est aujourd’hui offerte, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, à ceux qui souhaitent régulariser leur situation.
Enfin, Kaïs Saïed a fermement déclaré qu’il ne s’agit ni d’un règlement de comptes ni d’une humiliation, mais uniquement d’une restitution des deniers publics. Tout marchandage est exclu, a-t-il martelé, appelant à une accélération des procédures d’exécution.

