Automobile

Stellantis met un moteur chinois dans sa Peugeot e-208 en attendant 2028

Selon une information dévoilée par Les Echos, la prochaine génération de la Peugeot 208 électrique, dévoilée lors du Mondial de l’Auto de Paris à l’automne, adoptera temporairement un moteur fabriqué en Chine. Un choix stratégique qui traduit la dépendance momentanée du groupe franco-italien envers un fournisseur asiatique, en attendant le déploiement de sa propre technologie européenne.

Jusqu’ici fer de lance de la mobilité électrique sur le Vieux Continent, la Peugeot e-208 reste un modèle très prisé du segment. Pourtant, sous sa carrosserie tricolore, la prochaine mouture dissimulera un bloc signé Jing-Jin Electric Technologies (JJE), un équipementier chinois peu connu du grand public mais déjà rompu aux motorisations électriques. Pour Stellantis, ce recours à JJE constitue une solution pragmatique destinée à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement en attendant le lancement de son propre moteur « maison ».

Un impact potentiel sur les aides publiques

Ce choix n’est toutefois pas anodin pour le portefeuille des futurs acquéreurs. Les critères d’attribution des aides liées au leasing social intègrent désormais l’origine géographique des composants clés, batterie et moteur en tête. Un groupe motopropulseur produit hors d’Europe pourrait donc pénaliser les premiers acheteurs de la e-208 équipée du moteur JJE, qui bénéficieraient d’un bonus moins avantageux que ceux qui patienteront jusqu’à l’arrivée du bloc signé Emotors.

Un intermède chinois avant le moteur Emotors prévu pour 2028

Car cette parenthèse asiatique n’a vocation qu’à être temporaire. Stellantis prépare déjà l’avenir avec Emotors, sa coentreprise avec le spécialiste japonais Nidec. Depuis 2023, la Peugeot e-208 utilise d’ailleurs déjà le moteur M3 issu de cette collaboration, que l’on retrouve sur plusieurs autres modèles du groupe.

Mais c’est à l’horizon 2028 que la véritable relève est attendue, avec une évolution de la technologie M3. Plus compact, plus efficace et moins coûteux à produire, ce futur bloc doit permettre à Stellantis de regagner en compétitivité face à une concurrence électrique toujours plus offensive. D’ici là, la petite citadine française fera donc un crochet technique par la Chine, sans y laisser son badge.

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