Economie

Exportations fruitières tunisiennes : une hausse des recettes de 45,8 MDT au 19 mai 2026

Les ventes à l’étranger de fruits tunisiens ont généré, entre le début de l’année et le 19 mai 2026, des revenus d’environ 45,8 millions de dinars, contre 38,5 millions de dinars sur la même période de la campagne 2025, soit une nette progression. D’après des chiffres communiqués à l’agence TAP par le Groupement interprofessionnel des fruits, cette embellie s’explique notamment par une plus grande diversification des débouchés extérieurs et par une meilleure valorisation de certaines variétés, dont les expéditions vers l’Inde affichent des perspectives encourageantes.

L’Inde, un marché porteur
Jusqu’à la fin du mois de mai, les achats indiens se sont limités à 146 tonnes de baies sauvages, pour une valeur de 4,5 millions de dinars. Ce résultat confirme le potentiel de certains fruits tunisiens à forte valeur ajoutée sur les marchés extérieurs, qui mériteraient davantage d’efforts et d’investissements dans les mois à venir.

Au total, durant les cinq premiers mois de l’année, la Tunisie a livré des quantités variables de 12 types de fruits à près de 23 pays, mettant en avant des produits réputés pour leur goût et leur qualité.

La Libye en tête des volumes, les Émirats premiers en valeur
La répartition géographique des exportations révèle des disparités selon les marchés.
La Libye demeure le premier client des fruits tunisiens en volume, avec 1 967 tonnes importées, pour une valeur de 9,601 millions de dinars.
Les Émirats arabes unis se classent deuxièmes en volume (543 tonnes), mais ils occupent la première place en recettes, avec 12,143 millions de dinars.
La France a importé 338 tonnes de fruits tunisiens pour environ 4,800 millions de dinars, suivie de l’Italie (167 tonnes, soit 515 000 dinars), puis de l’Inde (146 tonnes pour 4,578 millions de dinars).

L’aouina en tête des revenus
Par catégorie de produit, certaines variétés se distinguent par leur prix élevé sur les marchés internationaux.
L’« aouina » génère le plus de recettes : 20,343 millions de dinars, pour un volume exporté limité à 701 tonnes.
Les fraises rapportent 12,554 millions de dinars, avec environ 604 tonnes écoulées.
Les pêches dominent en quantité, avec 1 418 tonnes exportées, pour des recettes de 7,511 millions de dinars.

Abricots, pastèques et nectarines
Les exportations d’abricots atteignent 654 tonnes, pour une valeur estimée à 3,797 millions de dinars.
D’autres produits affichent des volumes et des montants plus modestes sur la période : le melon (185 tonnes, 515 000 dinars), la pastèque (59 tonnes, 208 000 dinars) et les nectarines (34,7 tonnes, 374 000 dinars).

Une filière à mieux valoriser
Ces indicateurs soulignent le potentiel des fruits tunisiens à l’export, en particulier pour les variétés à forte valeur ajoutée. La progression des recettes, bien que les volumes varient selon les produits, met en lumière la nécessité de renforcer la qualité, le conditionnement, la logistique et la prospection commerciale pour ancrer durablement les fruits tunisiens sur la scène internationale.

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