Automobile

Smart Automotive City : le projet qui veut métamorphoser l’industrie tunisienne

Le vendredi 3 avril 2026, au siège du ministère de l’Industrie, la Direction Générale des Industries Manufacturières a présidé une nouvelle réunion de travail visant à finaliser les modalités du projet « Smart Automotive City ». Cette initiative d’envergure ambitionne de métamorphoser en profondeur le tissu économique national.

Autour de la table se sont retrouvés les principaux acteurs de la filière, parmi lesquels Meriem Elloumi, présidente de l’Association Tunisienne de l’Automobile, ainsi que des représentants de plusieurs départements ministériels. Le projet s’appuie aussi sur un partenariat international stratégique, avec le concours de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et d’un bureau d’études étranger, chargé de l’ingénierie de cette future cité intelligente.

D’après les précisions communiquées par le ministère, cette réalisation s’inscrit dans la feuille de route du Pacte de Compétitivité à l’horizon 2027. L’objectif est de faire de la Tunisie une plateforme régionale incontournable pour la mobilité de demain. Pour y parvenir, l’État met en place un dispositif d’attraction destiné à capter un investissement international massif, estimé à un milliard de dinars, entièrement fléché vers la production de véhicules électriques et connectés.

À cette locomotive industrielle s’ajoutent deux autres projets de grande ampleur, spécialisés dans les composants automobiles, qui devraient mobiliser 300 millions de dinars supplémentaires. Au-delà de la simple production matérielle, la stratégie nationale mise sur le développement de logiciels de pointe, un segment où les compétences tunisiennes jouissent déjà d’une solide réputation à l’échelle mondiale.

Les travaux se sont achevés par une feuille de route opérationnelle claire. L’ensemble des parties prenantes a réaffirmé la nécessité d’une synergie parfaite entre secteurs public et privé, considérée comme essentielle pour concrétiser ces promesses d’investissement et ne pas laisser la Tunisie manquer le virage technologique majeur de l’industrie automobile mondiale.

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