Pétrole : l’effet Ormuz fait flamber les cours de 7 %
Les marchés pétroliers ont connu une forte hausse lundi, le 02 Mars 2026, sous l’effet des inquiétudes géopolitiques grandissantes au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord a grimpé de 7,7 %, pour s’établir à 78,49 dollars, tandis que son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), a progressé de 7,5 %, atteignant 71,96 dollars.
Cette poussée des prix trouve son origine dans les récentes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie de passage cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial. Suite aux actions de représailles menées par l’Iran, plus de deux cents navires ont dû jeter l’ancre à l’écart de cette route stratégique, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) consommé dans le monde.
L’escalade des hostilités dans la région, avec des frappes menées par les forces israéliennes contre des cibles en Iran et au Liban, suivies de ripostes iraniennes sur différents théâtres d’opérations – y compris dans le Golfe – a ravivé les craintes du marché. Les acteurs redoutent désormais une perturbation durable de l’offre, certains analystes évoquant la possibilité de voir les prix atteindre la fourchette des 90 à 100 dollars le baril en cas de blocage prolongé de ce passage névralgique.
Pour l’heure, les experts du secteur appellent à la prudence, soulignant que ce mouvement de hausse relève davantage d’un choc géopolitique immédiat que des prémices d’une crise systémique plus large. Dans une tentative d’apaiser les tensions sur les marchés, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé une augmentation de son offre de 206 000 barils par jour à compter du mois d’avril.
Par ricochet, cette tension sur les prix a également profité aux valeurs du secteur énergétique en Bourse, où l’on observait une progression des titres comme TotalEnergies, Maurel et Prom, ou encore Shell.

