Culture et arts

Qui se cache derrière Kmar, la nouvelle héroïne de « Khotifa » ?

Dans le feuilleton Khotifa qui tient le pays en haleine, Amina Badri ne se contente pas de jouer Kmar, elle la transcende. Loin des stéréotypes, son héroïne moderne bouscule, dérange et séduit. Mais qui se cache derrière ce visage qui marque les esprits ? Une architecte de formation devenue bâtisseuse de rôles. Avec la précision d’une constructrice et l’âme d’une battante, Amina édifie sa carrière brique par brique, sans jamais rien laisser au hasard. Rencontre avec une femme qui, à l’image de son personnage, redessine les contours de la résilience à la tunisienne.

Kmar : L’icône de la force au féminin

Dans le paysage saturé des fictions télévisuelles, le personnage de Kmar se distingue par une force brute. Jeune femme travailleuse et farouchement indépendante, elle incarne cette génération qui ne compte que sur elle-même. Véritable pilier, elle porte sur ses épaules une lourde responsabilité envers sa famille, naviguant entre les épreuves avec une détermination sans faille. Pour Amina Bdiri, ce rôle de femme forte semble être le prolongement naturel d’un parcours marqué par l’audace et la rigueur.

De Lyon aux plateaux de tournage : un destin tracé

Rien ne laissait pourtant présager une telle ascension médiatique pour cette architecte de formation. Née à Lyon, en France, Amina Bdiri a su transposer la précision de son métier d’origine sur les planches de théâtre dès 2016. Cette double culture et cette rigueur structurelle sont devenues sa signature, lui permettant de construire des personnages d’une profondeur rare.

L’électrochoc « Isian »

Le grand public et la critique ont véritablement pris la mesure de son talent en 2021 avec le film Isian de Jilani Saadi. Dans cette œuvre récompensée par le Tanit de Bronze aux Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), elle réalisait un tour de force : être la seule présence féminine d’un casting puissant. Sous les traits de « Baya », elle prouvait déjà sa capacité à exister avec intensité dans des univers rudes et exigeants.

Une montée en puissance confirmée

Depuis ses débuts télévisuels en 2021 dans le rôle de « Zina » pour le feuilleton Ouled El Ghoult, l’actrice ne cesse de monter en gamme. On l’a vue briller en « Wahiba » dans la saison 2 de Harga (2022), une série poignante sur les drames de l’immigration, avant d’intégrer la prestigieuse production historique Moawiya en 2025.

Aujourd’hui, avec « Khotifa« , Amina Bdiri ne se contente plus de jouer : elle impose une présence. Entre sa sensibilité d’artiste et son regard d’architecte, elle continue de dessiner les contours d’une carrière qui ne fait que commencer.

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