Pourquoi le déficit 2025 est finalement moins lourd que prévu ?
L’exécution provisoire du budget de l’État pour l’exercice 2025 révèle un déficit budgétaire contenu à 8,975 millions de dinars. Ce résultat, qui représente 5,2 % du Produit Intérieur Brut (PIB), s’avère plus favorable que les prévisions initiales. Il se situe en effet en deçà du plafond de 10,150 millions de dinars (soit 5,9 % du PIB en calcul ex post et 5,5 % en ex ante) qui avait été fixé par la Loi de Finances initiale.
L’écart est significatif : le déficit réel est inférieur de 11,6 % aux projections, ce qui représente une amélioration de 1,175 million de dinars. Ce réajustement à la baisse trouve son origine dans un double mouvement concernant les recettes et les dépenses.
D’un côté, les recettes propres de l’État ont légèrement fléchi, enregistrant une baisse de 329 millions de dinars par rapport aux attentes, soit une contraction de 0,7 %. Ce recul est principalement attribuable à une diminution des recettes fiscales, qui ont baissé de 1,1 %, sous l’effet d’une moindre collecte des impôts indirects (-2,2 %).
Cette faiblesse a toutefois été partiellement compensée par une dynamique positive du côté des recettes non fiscales. Ces dernières ont surpassé les prévisions avec une hausse de 7,2 %, soit un apport supplémentaire de 316,7 millions de dinars. Cette performance est soutenue par des revenus plus élevés que prévu dans les secteurs des redevances liées au gazoduc, des participations de l’État et d’autres revenus divers. À l’inverse, les produits issus de la commercialisation des carburants accusent un retard de 213 millions de dinars sur les montants inscrits dans la loi de finances.
Mais l’élément clé de cette amélioration du solde réside dans la maîtrise des dépenses. La baisse de ces dernières est en effet plus prononcée que celle des recettes. L’État a réalisé une économie de 1,357 million de dinars sur ses dépenses courantes (hors service de la dette), soit une réduction de 2,3 % par rapport à la programmation initiale.
Cette contraction est largement portée par les dépenses de personnel. Alors que la Loi de Finances 2025 avait budgétisé une enveloppe de 24,389 millions de dinars pour les salaires (contre 22,273 millions en 2024), la dépense exécutée s’est finalement établie à 23,281 millions de dinars. Cette moindre consommation sur le poste de rémunération représente à elle seule une économie de 1,108 million de dinars sur l’ensemble des dépenses courantes.

