Culture et arts

« Fi Balek » : quand Montasser Kacem fait du public la véritable vedette +(vidéo)

Dans le paysage culturel tunisien, un vent de renouveau souffle sur les planches. L’acteur Montasar Kacem s’impose aujourd’hui comme le pionnier de la comédie interactive en Tunisie avec son nouveau spectacle intitulé « Fi Balek ». Ce concept, déjà populaire en France  et en Égypte, franchit les frontières tunisiennes pour offrir une expérience où la frontière entre la scène et le public disparaît totalement.

Le public devient l’acteur ?

L’originalité de « Fi Balek » réside dans son audace,  ici, le public n’est plus un simple spectateur passif, mais devient le véritable protagoniste du show. Le spectacle s’articule autour d’une interactivité constante. Dès le début de la représentation, des questions sont posées à l’assistance, qui est invitée à y répondre avec une « totale liberté et démocratie », sans filtres psychologiques.

Montasser Kacem explique que cette démarche s’appuie sur l’humour inné des Tunisiens : «Doté d’un esprit vif et d’un sens de l’humour légendaire, le public tunisien ne manque jamais une occasion d’égayer les échanges ». En tendant le micro aux spectateurs, l’acteur leur permet de monter sur scène, de se mettre en avant devant leurs amis ou leurs proches, tandis que lui-même se place parfois en position d’observateur.

L’improvisation est reine

Contrairement aux représentations classiques, « Fi Balek » ne repose sur aucun texte préétabli. Il n’y a pas de sketches mémorisés ni de blagues préparées à l’avance. Tout repose sur la puissance de l’improvisation de Montasser Kacem, qui doit rebondir en temps réel sur les réponses partagés par le public.

Derrière cette vision se cache un travail de longue haleine mené avec la réalisatrice Oumaima Trabelsi. Cette dernière a passé de longs mois à convaincre Kassem de relever ce challenge. Aujourd’hui, l’acteur reconnaît que la cinéaste a su voir en lui des ressources insoupçonnées, confirmant le rôle fondamental du metteur en scène dans la quête de dépassement de l’artiste.

Après avoir déjà assuré environ 15 spectacles, notamment à Sfax, El Manzah 6, Kelibia… Maintenant « Fi Balek » poursuit sa route avec un agenda chargé pour le mois de mars :

  • 1er mars : L’Africa
  • 4 mars : ISET Kairouan
  • 7 mars : Grombalia
  • 16 mars : Hammamet

Avec ce projet, Montasser Kacem ne se contente pas de faire rire ; il offre une tribune à son public, faisant de chaque spectacle une performance unique et imprévisible. Si vous avez des choses « Fi Balek », c’est le moment d’aller les dire sur scène.

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